Coronavirus : la FDA n'a pas fait l'objet de pressions, affirme son dirigeant

Coronavirus : la FDA n'a pas fait l'objet de pressions, affirme son dirigeant©Boursier.com

Boursier.com, publié le mardi 25 août 2020 à 10h21

La FDA a réfuté les accusations de Donald Trump concernant une tentative de retarder un éventuel vaccin, indique l'agence Reuters ce jour. Ainsi, le dirigeant de l'autorité américaine du médicament a rejeté les accusations du président américain, qui jugeait que des membres de "l'État profond" au sein de l'agence tentaient de retarder un vaccin. Stephen Hahn s'est dit au contraire convaincu que les employés de la FDA se concentraient seulement sur le bien du public américain.

"De façon évidente, ils espèrent retarder la réponse jusqu'après le 3 novembre", date de l'élection présidentielle, avait tweeté Trump. "Je n'ai rien vu que je puisse considérer comme un 'État profond' à la FDA", a rétorqué Stephen Hahn, interrogé par Reuters. L''État profond' est une théorie de Trump et de ses alliés selon laquelle des fonctionnaires tenteraient de lui nuire. Stephen Hahn a ajouté quant à lui qu'il entretenait une relation solide avec le président républicain. "J'ai une très bonne relation avec le président et j'ai discuté de nos décisions avec lui. Je me sens très à l'aise et je continue à me sentir à l'aise dans cette relation", a dit Hahn, cité par Reuters. Peter Marks, patron du Centre d'évaluation et de recherche sur les produits biologiques de la FDA, a affirmé pour sa part qu'il démissionnerait si l'administration Trump approuvait un vaccin sans que sa sureté et son efficacité ne soient démontrées.

La FDA a récemment décidé d'autoriser l'utilisation de plasma de patients guéris pour traiter les personnes atteintes du covid, décision immédiatement saluée par Trump. Hahn assure cependant que la décision n'a pas été prise en raison de pressions politiques. Stephen Hahn constate que le Dr Anthony Fauci, grand expert américain en maladies infectieuses, et le Dr Francis Collins des National Institutes of Health ont exprimé des doutes sur cette autorisation et sur le fait que les données soient suffisantes. "C'est pourquoi nous avons accordé la validation (...) pour fournir une confirmation supplémentaire", a ajouté Hahn.

Fauci a indiqué à Reuters que l'approbation prématurée d'un vaccin pourrait compromettre les essais d'autres candidats vaccins.

Le président américain Donald Trump a salué dimanche l'autorisation par la FDA d'un traitement contre le coronavirus utilisant le plasma sanguin de patients rétablis, un jour après avoir accusé l'agence d'entraver le déploiement de vaccins et de thérapies pour des raisons politiques. L'annonce par la Food & Drug Administration de l'autorisation d'utilisation d'urgence du traitement a eu lieu à la veille de la Convention nationale républicaine.

"C'est ce que je cherchais à faire depuis longtemps", a lancé Trump lors d'une conférence de presse à la Maison Blanche. "Aujourd'hui, je suis heureux de faire une annonce vraiment historique dans notre bataille contre le virus chinois qui sauvera d'innombrables vies". La FDA, expliquant sa décision, a cité des éléments préliminaires suggérant que le plasma sanguin pourrait réduire la mortalité et améliorer la santé des patients lorsqu'il est administré dans les trois premiers jours de leur hospitalisation. L'agence a ajouté qu'elle avait déterminé qu'il s'agissait d'une approche sûre dans une analyse de 20.000 patients ayant reçu le traitement. Jusqu'à présent, 70.000 patients ont été traités à l'aide de plasma sanguin.

Trump a obtenu lundi assez de voix lors de la convention du Parti républicain pour être à nouveau son candidat à l'élection présidentielle du 3 novembre. Le leader américain a fait une apparition inattendue à Charlotte, Caroline du Nord, pour le premier jour de la convention nationale républicaine. Il a estimé encore que le vote par correspondance pourrait entraîner une augmentation de la fraude. "La seule façon qu'ils ont de nous prendre cette élection est de la truquer", a lancé Trump. "Nous allons gagner cette élection", a asséné le président. "Ce qu'ils font, c'est utiliser le covid pour voler une élection", a affirmé Trump...

Selon l'Université Johns Hopkins, 23,66 millions de cas du nouveau coronavirus ont été confirmés depuis le début de l'épidémie au niveau mondial, dont 5,74 millions aux USA, 3,62 millions au Brésil et 3,17 millions en Inde. La Russie recense plus de 959.000 cas et l'Afrique du Sud plus de 611.000. Le Pérou compte 600.438 cas, le Mexique 563.705 et la Colombie 551.688, alors que le Chili recense 399.568 cas. Le virus a fait 813.265 morts dans le monde depuis son émergence, dont 177.279 aux Etats-Unis, 115.309 au Brésil et 60.800 au Mexique. L'Inde, où l'épidémie accélère, compte 58.390 morts.

L'Inde a fait état ce jour de plus de 60.000 nouveaux cas pour un septième jour consécutif, alors que les infections se propagent au-delà des grandes villes. Selon les données du ministère fédéral de la Santé, 60.975 cas ont été recensés en 24 heures pour 848 décès...

Le Brésil a enregistré 17.078 nouveaux cas et 565 décès au cours des vingt-quatre dernières heures, selon les dernières données officielles.

Les Centres américains pour la prévention et le contrôle des maladies (CDC) ont rapporté hier 572 décès supplémentaires liés au coronavirus en 24 heures aux USA. 38.679 nouveaux cas ont été confirmés.

De premiers cas au sein de la population de Gaza ont été confirmés lundi, alors que les autorités ont recensé quatre infections dans un camp de réfugiés. Les forces de sécurité ont déclaré qu'un confinement total serait en vigueur durant 48 heures.

Usain Bolt, champion olympique par huit fois et détenteur des records du monde du 100m et du 200m, a été testé positif au coronavirus et s'est placé en isolement à son domicile en Jamaïque après avoir fêté son anniversaire lors d'une grande fête.

La Chine a recensé 14 nouveaux cas confirmés de contamination sur les vingt-quatre dernières heures, qui concerneraient tous des personnes venues de l'étranger. Les autorités sanitaires chinoises ne font état que de cas importés depuis neuf jours. Les autorités recensent 84.981 cas en Chine continentale et 4.634 décès depuis l'apparition de l'épidémie. A Wuhan, foyer initial, l'université a rouvert ses portes à 9.100 étudiants...

Concernant le conflit sino-américain, notons que les principaux négociateurs américains et chinois sur le commerce, qui se sont entretenus lundi par téléphone, constateraient des progrès sur la résolution de questions en lien avec l'accord commercial de phase 1 conclu en janvier. C'est du moins ce qu'affirme le Bureau du représentant américain au Commerce. L'USTR souligne que les deux superpuissances se sont engagées à faire de cet accord un succès. Le représentant au Commerce, Robert Lighthizer, et le secrétaire au Trésor, Steven Mnuchin, ont échangé par téléphone avec le vice-Premier ministre chinois Liu He. Un entretien était initialement prévu le 15 août, six mois après l'entrée en vigueur de l'accord. "Les deux camps voient des progrès et sont engagés à prendre les mesures nécessaires", a assuré l'USTR. Le ministère chinois au Commerce a mentionné un "dialogue constructif".

Selon l'USTR, ont été abordées les mesures que la Chine a prises pour effectuer les changements structurels demandés afin de garantir une plus grande protection des droits de propriété intellectuelle, supprimer des obstacles pour les firmes US dans les secteurs des services financiers et de l'agriculture, et éliminer les transferts forcés de technologies.

Trump avait récemment durci le ton face à Pékin, après avoir pointé du doigt la responsabilité de la Chine dans la pandémie de coronavirus. Il avait indiqué la semaine dernière avoir reporté les discussions et "ne pas vouloir discuter maintenant".

La France a enregistré 1.955 cas confirmés supplémentaires en 24 heures, un chiffre en nette baisse par rapport à la veille selon la direction générale de la santé (DGS). L'agence Santé Publique France avait recensé dimanche 4.897 cas, un plus haut depuis la fin du confinement en France le 11 mai. Le nombre total de décès dus au covid ressortait lundi à 30.528, 15 de plus que la veille. La DGS ajoute que le nombre d'hospitalisations a baissé à 4.690 contre 4.709 dimanche. Le nombre de cas graves en réanimation est en revanche en hausse, à 399 contre 383 dimanche.

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