Coronavirus : la majeure partie des vaccins seraient obsolètes dans un an

Coronavirus : la majeure partie des vaccins seraient obsolètes dans un an©Boursier.com

Boursier.com, publié le mardi 30 mars 2021 à 14h22

Les mutations pourraient rendre la majeure partie des vaccins contre le Covid-19 inefficaces d'ici un an ou même moins, affirment des épidémiologistes. Une étude réalisée auprès d'experts montre que deux tiers des épidémiologistes, virologues et spécialistes des maladies infectieuses consultés dans 28 pays estiment que nous aurions "un an ou moins" avant que le virus ne mute à tel point que la majeure partie des vaccins de première génération ne deviennent obsolètes et inefficaces. De nouveaux vaccins seraient alors nécessaires.

Les mutations pourraient rendre la majeure partie des vaccins contre le Covid-19 inefficaces d'ici un an ou même moins, affirment des épidémiologistes. Une étude réalisée auprès d'experts montre que deux tiers des épidémiologistes, virologues et spécialistes des maladies infectieuses consultés dans 28 pays estiment que nous aurions "un an ou moins" avant que le virus ne mute à tel point que la majeure partie des vaccins de première génération ne deviennent obsolètes et inefficaces. De nouveaux vaccins seraient alors nécessaires.

La 'People's Vaccine Alliance' est à l'origine de cette étude bien peu réjouissante. 77 experts d'institutions majeures ont été interrogés dans 28 pays, ce qui donne un certain crédit à l'étude, qui n'offre donc pas de perspective de retour à une vie normale à court terme. Pire, près d'un tiers des spécialistes sondés ont donné une indication de temps de neuf mois ou moins. Seul un spécialiste sur huit juge que les mutations ne rendront jamais les vaccins inefficaces.

La 'People's Vaccine Alliance' est une réunion d'une cinquantaine d'organisations faisant campagne pour l'accès équitable aux vaccins contre le covid. 88% des experts interrogés jugent qu'une couverture faible persistante en matière de vaccination dans de nombreux pays rendrait plus probable l'apparition de mutations résistantes du virus. Enfin, l'alliance avertit qu'au rythme actuel des programmes, seuls 10% des habitants de la majeure partie des pays pauvres seraient vaccinés l'année prochaine.

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