Cryptomonnaies : pourquoi le Ripple s'effondre ?

Cryptomonnaies : pourquoi le Ripple s'effondre ?©Boursier.com

Boursier.com, publié le vendredi 26 janvier 2018 à 10h46

La cryptomonnaie centralisée Ripple, qui compte parmi les trois principales monnaies digitales par la capitalisation (avec le Bitcoin et l'Ethereum), retombe de 14% ce vendredi sur Poloniex à environ 1,15$, malgré sa proche intégration sur Coinsquare.

Une 'crypto' pas comme les autres

Les plans de la firme blockchain Ripple, qui entend créer un système global de paiement dédié aux banques, seraient contrariés par la folie actuelle des cryptomonnaies, estime l'agence Bloomberg, qui rappelle que le XRP n'est justement pas une 'crypto' comme les autres. En effet, le Ripple permet en principe aux banques de déplacer du cash d'un point A à un point B plus rapidement et de manière moins coûteuse, particulièrement à l'international. C'est d'ailleurs dans cette optique que le Texan MoneyGram, une référence du transfert de fonds, a récemment signé avec Ripple pour tester le XRP...

Les banques demeurent réticentes

Néanmoins, selon l'agence Bloomberg, les banques restent réticentes face au Ripple. Pire, elles ne trouveraient pas d'intérêt dans cette devise numérique novatrice. D'anciens et actuels dirigeants de sept banques internationales, dont certaines ont été partenaires de Ripple, affirment qu'il y a peu de chances qu'ils confient un jour les paiements de leurs clients 'corporate' à une cryptomonnaie. Ces dirigeants dubitatifs, cités par Bloomberg, ont requis l'anonymat (...ce qui leur fera au moins un point commun avec les adeptes de 'cryptos').

100 milliards de tokens

Joseph Lubin, fondateur de ConsenSys, interrogé par Bloomberg, 'brise' également le Ripple. "Effectivement, c'est un token totalement inutile, sauf qu'il est utilisé par cette société pour faire beaucoup d'argent pour financer certaines de ses activités". Ce spécialiste n'est toutefois pas totalement impartial, puisque sa startup développe des applications basées sur la blockchain Ethereum !

Il existe 100 milliards de tokens XRP (Ripple), d'après le site Internet de la firme. Fait relativement préoccupant, Ripple détient en propre 61 milliards de ces 'jetons' virtuels, ce qui représente, sur la base du cours du jour, un montant de plus de 70 milliards de dollars. Heureusement pour les petits détenteurs actuels de Ripple, la firme ne peut pas vendre ses milliards de tokens d'un seul coup ! Les jetons ne peuvent en effet être cédés que par tranches limitées. D'après les sources de Bloomberg, Ripple a cédé pour plus de 185 M$ de XRP depuis septembre 2016.

Ambitions intactes ?

Brad Garlinghouse, le directeur général de Ripple, estime que le groupe travaille tout de même avec plus d'une centaine de banques, pour réévaluer leurs méthodes de traitement des paiements pour le compte des clients. Ainsi, d'après le CEO, Ripple veut jouer un rôle de catalyseur et faire progresser toute l'industrie bancaire. D'après le patron, le système actuel est en effet lourd, et manque de transparence et de rapidité. Pour l'instant, le principal produit de Ripple, RippleNet, petit concurrent de Swift (Society for Worldwide Interbank Financial Telecommunication - qui connecte 11.000 firmes financières), n'utilise pas le XRP, mais la devise numérique reste au coeur de l'activité de Ripple, selon Garlinghouse.

Jeune pousse

La société californienne Opencoin a été fondée en 2012 puis renommée Ripple Labs jusqu'en 2015. Ripple a créé un système de paiement décentralisé utilisant une technologie inspirée de la blockchain. Bloomberg estime qu'alors que la monnaie digitale XRP devait constituer une part importante des projets et de l'activité du groupe, la réaction mitigée des banques a balayé ces espoirs. D'après un dirigeant de l'industrie du paiement transfrontalier, cité par Bloomberg, les banques craindraient d'utiliser un instrument comme le XRP, que les régulateurs pourraient ne jamais approuver. Par conséquent, la firme Ripple se serait quelque peu détournée du XRP pour se concentrer sur le produit RippleNet, qui est essentiellement un système de messagerie informant les banques sur l'endroit où rediriger l'argent. Le service aide aussi les banques à régler des transactions.

Intégration sur Coinsquare

Pourtant, il faut aussi rappeler que le Ripple va être intégré sur l'une des principales plateformes canadiennes d'échange de crypto-devises, Coinsquare, dès le mois prochain ! A l'heure actuelle, Coinsquare propose le Bitcoin, le Bitcoin Cash, l'Ethereum, le Litecoin, le Dash, le Dogecoin et le Squarecoin.

Coinsquare vient de dévoiler des plans d'introduction en bourse à Toronto. La plateforme envisage une opération de 150 millions de dollars canadiens, soit environ 120 millions de dollars US. L'IPO est programmée pour le mois de septembre, et doit permettre de financer les projets d'expansion de la firme à l'international, aux États-Unis et au Royaume-Uni. La firme est déjà en train de lever 50 millions de dollars canadiens, dans le cadre d'un tour de table mené par Canaccord Genuity et Cormark.

Cole Diamond, le patron de Coinsquare, explique en effet que "les marchés des États-Unis et du Royaume-Uni sont les prochains". La plateforme espère y être opérationnelle dès le second trimestre. "Nous pensons que nous constituerons un concurrent fort pour Coinbase et les autres échanges aux USA d'ici la fin de l'année", assure le dirigeant... Coinbase qui n'a d'ailleurs pas encore adopté le Ripple...

Coinsquare prévoit de proposer très prochainement le Ripple, crypto-devise qui avait connu une incroyable fin d'année 2017, avant de traverser une période plus difficile en début d'année 2018. Le XRP ferait ses débuts sur Coinsquare en février. La plateforme canadienne entend lancer une devise numérique par mois "dans un futur prévisible".

Le service de gestion de commentaires évolue.

A compter du 29 mars, le Journal de Réactions et la publication de commentaires seront temporairement fermés.

Les discussions autour des sujets qui vous tiennent à cœur resteront prochainement possibles au travers d’un tout nouveau service vous permettant de réagir.

 
1 commentaire - Cryptomonnaies : pourquoi le Ripple s'effondre ?
  • avatar
    ajlbn -

    référence à l'article :
    Inondations en France : le ras-le-bol des habitants de villages exposés
    Statut : en attente de publication
    Il y a 7 minutes
    Tous les ans c'est pareil! On découvre qu'après les pluies et la fonte des neiges, il y a des inondations! Etonnant, non? On construit année après année dans des zones humides, sur des terres d'extension des crues, on supprime les haies, les talus, on comble les fossés et les étiers, on abat des bosquets "pompes à eau", on autorise des lotissements densifiés, ce qui réduit les surfaces d'absorption des pluies. Dans certaines régions, des communes imposent des "bassins d'orages" dans chaque lotissement, et veillent au bon drainage des parcelles, (que certains propriétaires dallent généreusement ou cimentent plus que de raison), et à l'état fonctionnel des fossés collecteurs.
    Comme chaque année, en altitude, on encaisse les dividendes de l'or blanc. On mise sur les stations, mais on néglige les conséquences des fontes des neiges et on laisse les lieux de moindre altitude, puis les plaines se débrouiller avec les suites évidentes et répétées. Il serait logique de prélever une taxe sur les bénéfices engrangés pour traiter les problématiques de fontes. Toujours la vision partielle et l'absence de vision globale, d'étude d'impacts indépendante des lobbys, incluant "la fin de vie du produit neige", et les résultats de pluies abondantes, et les évacuations naturelles et aménagements de lissage, souvent jusqu'à la mer. Dégager les torrents, cascades, curer les cours d'eau, prévoir des retenues et bassins, à suffisance le long des versants, s'assurer de la présence de zones d'extensions de crues non obstruées, vérifier les digues, etc... Un vrai métier de la maîtrise de l'eau, pouvant préconiser des petites zones de stockage en zones humides, bien utiles pour les périodes de sécheresse.
    Et à chaque catastrophe, l'eau monte, inonde des villages, des villes, provoque des drames, des morts, et l'homme ne tire pas les vraies conséquences, car des intérêts financiers sont prioritaires pour certains. Aux assurances de régler(partiellement) et à nos primes d'augmenter, à nous tous, solidaires, même si non concernés et non bénéficiaires de retombées positives des sports d'hiver.
    Nous avons payé des fortunes pour des grands bassins de régulations, qui juré, régleront le problème des crues sur Paris, comme celui du Der. Il serait peut-être bon d'examiner si son utilisation comme base nautique n'a pas influé sur son utilité première, vu les nouveaux risques en région parisienne
    08- fois censuré-repassé

  • avatar
    [=pseudo.pseudo] -

    [=reaction.title]

    [=reaction.text]

avatar
[=pseudo.pseudo] -

[=reaction.text]