Danone : Emmanuel Faber s'explique

Danone : Emmanuel Faber s'explique©Boursier.com

Boursier.com, publié le lundi 01 février 2021 à 07h22

En novembre dernier, le groupe Danone a annoncé un plan de restructuration qui passe notamment par la suppression de quelque 2.000 emplois à travers le monde, dont 400 en France, alors que la crise sanitaire a pénalisé les ventes, notamment dans la branche eaux minérales confrontée à la fermeture des restaurants et des bars, ainsi qu'à la faible activité des hôtels, ce qui pesé sur ses marges.

En bourse, Bluebell Capital réclame un changement de stratégie de Danone et le remplacement d'Emmanuel Faber son PDG... Ce dernier, dans une interview au 'JDD' déclare ne pas fermer la porte à une dissociation des fonctions de président et de directeur général, une des évolutions de gouvernance réclamée par le fonds activiste. "La dissociation des fonctions de président et de directeur général fait l'objet de débats multiples depuis des années... C'est un serpent de mer. Avec des traditions différentes selon les pays et les cultures d'entreprise", explique le PDG du groupe agroalimentaire. "Est-elle indispensable ? En tout cas, je n'ai pas de position dogmatique sur ce sujet."
Interrogé sur le départ de Cécile Cabanis, perçue comme son bras droit, de son poste de directrice financière, le PDG répond : "Cécile a pris une décision personnelle, mais, en tant que vice-présidente du conseil d'administration, elle fait partie des gens qui comptent chez nous."

Dans un entretien récent accordé à 'Challenges', Emmanuel Faber avait expliqué que les variations de changes avaient pesé à hauteur de 2 milliards d'euros sur le groupe en 2020. Les ventes de la division 'eau' ont par ailleurs diminué d'un milliard d'euros en raison de la fermeture des restaurants et de l'arrêt des déplacements en dus à la pandémie actuelle. Selon le PDG de Danone, le groupe n'a toutefois pas l'intention de quitter le segment...
Le dirigeant estimait également la société "bien positionnée" pour gagner des parts de marché sur les produits végétaux alors que les consommateurs achètent de plus en plus de produits 'végan'. Lors de cette interview accordée le 8 janvier, soit avant que le fonds activiste Bluebell Capital ne sorte du bois, Emmanuel Faber soulignait être soutenu par le Conseil du groupe...

Vos réactions doivent respecter nos CGU.