Deutsche Bank joue la prudence sur Carrefour avec LE plan

Deutsche Bank joue la prudence sur Carrefour avec LE plan

caddie supermarché distributeur

Boursier.com, publié le lundi 08 janvier 2018 à 11h05

La Deutsche Bank a maintenu une opinion à la vente sur Carrefour en amont de la publication du chiffre d'affaires annuel du groupe le 17 janvier prochain et de la journée investisseurs dédiée à son plan stratégique programmée le 23 janvier suivant. L'analyste a cependant réduit de 15 à 14 euros son objectif de cours. Il redoute que le plan qui sera annoncé dans deux semaines ne soit décevant, compte tenu de la marge de manoeuvre limitée dont dispose le nouveau management, dont ce sera la première expérience en la matière. La DB est positionnée 23% en dessous du consensus de bénéfice pour action en 2018 et en 2019. Cela signifie que le titre se paye 20 fois les résultats 2018 et 17 fois les résultats 2019, une prime de 33% pour la première année et de 21% pour la seconde par rapport aux comparables... ce que l'intermédiaire juge naturellement excessif.

À ce stade, l'analyste pense que les ouvertures dominicales, le transfert de cinq hypermarchés vers un modèle de franchise et l'accord d'achat signé avec Fnac Darty ne suffiront pas à répondre aux problèmes que traverse le distributeur. Il ne pense pas non plus qu'un partenariat avec Amazon soit mûr, ni que la législation que le gouvernement cherche à mettre en place bouleversera l'environnement concurrentiel en France. Du point de vue du spécialiste de la DB, les prix, le commerce en ligne et DIA sont les principales pistes de travail pour relancer la machine. S'engager sur le terrain des prix pour reconquérir son leadership perdu au profit de Leclerc pourrait nécessiter 570 ME d'investissements dans les hypers et les supers, selon la modélisation de l'analyste, avec un décalage important entre les efforts fournis et le retour sur bénéfices. Dans le commerce en ligne, la part de marché de Carrefour n'est que de 8% alors que Leclerc affiche 48% (le e-commerce, 6% du marché de l'épicerie en France, est constitué à 90% de "drives"). Le groupe s'emploie à combler le retard, mais c'est là aussi un travail de longue haleine. Quant aux anciens magasins DIA, fermer les implantations déficitaires permettrait de récupérer 150 ME de pertes par an (selon les données mentionnées en décembre par 'Linéaires'). De nombreux défis à relever donc, dont celui du financement, qui poussent l'analyste à rester à l'écart du titre pour l'instant.

 
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