Devises : l'euro franchit 1,22$, au plus haut depuis début janvier face au dollar

Devises : l'euro franchit 1,22$, au plus haut depuis début janvier face au dollar©Boursier.com

Boursier.com, publié le mardi 18 mai 2021 à 21h40

L'euro a progressé mardi pour la 4e séance consécutive face au dollar, franchissant le deuil de 1,22$ pour la première fois depuis plus de 4 mois. En fin de soirée, la devise européenne s'appréciait ainsi de 0,65% face au billet vert, à 1,2230$ dans les échanges interbancaires à New York, au plus haut depuis le 8 janvier dernier.

L'euro a progressé mardi pour la 4e séance consécutive face au dollar, franchissant le deuil de 1,22$ pour la première fois depuis plus de 4 mois. En fin de soirée, la devise européenne s'appréciait ainsi de 0,65% face au billet vert, à 1,2230$ dans les échanges interbancaires à New York, au plus haut depuis le 8 janvier dernier.

L'indice du dollar, qui mesure son évolution face à six devises de référence (euro, livre sterling, franc suisse, yen, dollar canadien et couronne suédoise) cédait en soirée 0,45% à 89,75 points face à un panier de devises de référence, son plus bas niveau depuis le 7 janvier dernier.

A la suite de nombreuses déclarations accommodantes de responsables de la Fed, le billet vert a perdu ces derniers jours le support des spéculations sur un resserrement de la politique monétaire américaine, malgré l'annonce, la semaine dernière, d'une accélération de l'inflation à 4,2% en avril (3% hors alimentation et énergie)...

Mardi, même Robert Kaplan, le président de la Réserve fédérale de Dallas, a dit ne pas s'attendre à voir les taux d'intérêt directeurs remonter avant l'an prochain, alors qu'il est l'un de seuls responsables de la Fed à souhaiter débattre dès à présent d'une réduction du programme d'achat d'actifs (120 milliards de dollars par mois).

Christine Lagarde déterminée à protéger l'économie de la zone euro face à la pandémie

De l'autre côté de l'Atlantique, les dernières déclarations issues de la BCE sont tout aussi "colombes". La présidente de l'institution, Christine Lagarde, a ainsi jugé mardi "essentiel que le soutien monétaire et budgétaire ne soit pas retiré trop tôt". Lors d'un débat en ligne avec des étudiants, elle a affirmé que "pour ce qui concerne la BCE, nous honorerons notre engagement (...) à protéger l'économie européenne".

La BCE achète pour l'instant pour 80 milliards d'euros de titres par mois dans le cadre de son programme d'achats d'urgence face à la pandémie (PEPP) mais sa réunion du 10 juin pourrait aboutir à une modification de ce montant. Si la BCE signalait une possible réduction de son soutien avant la Fed, le cours de l'euro en serait soutenu.

De son côté, François Villeroy de Galhau, gouverneur de la Banque de France et membre du Conseil des gouverneurs de la BCE, a écarté tout risque de retour durable de l'inflation, en assurant que la politique de la BCE resterait "très accommodante pour longtemps".

L'institut Eurostat publiera mercredi l'indice final des prix à la consommation dans la zone euro en avril. Il est attendu à 1,6% en rythme annuel (conforme à l'estimation préliminaire) après 1,3% en mars, dans les limites de l'objectif de la BCE (proche de 2%). L'indice PMI manufacturier de la zone euro en mai, publié vendredi, sera aussi suivi de près par les marchés. Il est attendu à 62,3, en ralentissement par rapport à avril (62,9), mais toujours en zone de forte expansion (chiffre supérieur à 50).

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