Devises : l'euro se redresse malgré la faible inflation

Devises : l'euro se redresse malgré la faible inflation©Boursier.com

Boursier.com, publié le vendredi 29 septembre 2017 à 21h05

L'inflation n'a atteint que 1,5% sur un an dans la zone euro en septembre, alors que le consensus tablait sur une légère accélération à 1,6%. Ce chiffre décevant n'a pas empêché l'euro de progresser pour la deuxième séance d'affilée face au dollar.

Vendredi soir, la devise unique européenne cotait ainsi 1,1810$, en hausse de 0,23%, portant son avancée à 0,5% en deux séances.

Sur l'ensemble de la semaine, l'euro a cependant reculé de 1,1% face un billet vert qui a été soutenu par des propos de la présidente de la Fed, Janet Yellen, défendant la poursuite du cycle de hausse des taux outre-Atlantique.

La présidente de la Banque centrale américaine estime que malgré la faiblesse de l'inflation outre-Atlantique, il serait dangereux pour la Fed de ne pas continuer à relever ses taux, même si elle le fait progressivement. Le dollar a aussi bénéficié ces derniers jours de la présentation du projet de baisse d'impôts de Donald Trump, qui devrait soutenir la croissance économique si le texte est adopté par le Congrès américain sans trop de modifications.

L'euro a gagné plus de 12% depuis le 1er janvier

Quant à l'euro, il a pâti cette semaine des résultats en demi-teinte des élections générales en Allemagne du 24 septembre. Le parti CDU-CSU de la chancelière Angela Merkel l'a certes emporté, mais avec moins de voix que prévu, ce qui va l'obliger à négocier une alliance complexe avec les libéraux du FDP et les écologistes. En outre, l'extrême-droite de l'Afd fait son entrée au Bundestag pour la première fois depuis la 2ème guerre mondiale.

Sur le 3ème trimestre, l'euro a bondi de 3,3% face au billet vert et depuis le début de l'année, il a grimpé de plus de 12%, notamment soutenu par la reprise économique sur le Vieux Continent et par les anticipations d'une sortie progressive de la BCE de sa politique exceptionnelle de soutien aux marchés.

Le président de la BCE, Mario Draghi, a toutefois souligné, au fil de ses interventions publiques, que cette normalisation se fera très progressivement, compte-tenu de la faiblesse persistance de l'inflation dans la zone euro.

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