Devises : la livre plonge après le rejet du plan May pour le Brexit

Devises : la livre plonge après le rejet du plan May pour le Brexit©Boursier.com

Boursier.com, publié le vendredi 21 septembre 2018 à 23h05

Sur le marché des changes, la vedette du jour a été la livre sterling, qui a plongé de 1,4% vendredi soir face au dollar, à 1,3080$, après le rejet, jeudi, par l'Union européenne du projet de Brexit présenté par la Première ministre britannique Theresa May lors du sommet européen de Salzbourg en Autriche.

Parmi les autres autres devises, le dollar a repris de la hauteur après plusieurs séances de prises de bénéfices. L'indice du dollar, qui reflète l'évolution du billet vert face à 6 devises de référence (euro, livre sterling, franc suisse, dollar canadien, yen et couronne suédoise) a regagné 0,34% à 94,21 points, tandis que l'euro a cédé 0,24% à 1,1749$.

Theresa May accuse l'Europe de manquer de respect

Pour le Royaume-Uni, le risque augmente donc que le Brexit, qui se matérialisera le 29 mars 2019, se produise de façon brutale, sans accord entre Londres et le reste de l'Europe. Theresa May a jugé que la situation était "dans l'impasse" par la faute de l'UE, et a accusé vendredi les Européens de lui manquer de respect et de tenter de "se moquer" du résultat du référendum pro-Brexit au Royaume-Uni.

Selon Theresa May, les Vingt-Sept chercheraient à lui imposer un "démantèlement" du Royaume-Uni en introduisant un régime douanier différencié entre l'Irlande du Nord (qui serait alignée sur le marché européen) et la Grande-Bretagne. "Que les choses soient claires pour l'UE: je n'annulerai pas le résultat du référendum, pas plus que je ne démantèlerai mon pays", a-t-elle affirmé lors d'une allocution télévisée solennelle faite depuis Downing Street vendredi après-midi.

Pas d'accord plutôt qu'un "mauvais accord"

La dirigeante britannique a réclamé que l'UE propose une alternative à ses propres propositions sur le Brexit. Theresa May a répété que de son point de vue, son plan dit "de Chequers", prévoyant le maintien d'une relation économique étroite avec la création d'une zone de libre-échange pour les biens industriels et les produits agricoles, restait "la meilleure manière de protéger les emplois ici (au Royaume-Uni) et en Europe".

Elle a réaffirmé qu'elle privilégiait une sortie de l'UE avec un accord sur les modalités de ce divorce, mais a redit dans le même temps qu'elle préférait "une absence d'accord à un mauvais accord".

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