Donald Trump promet un vaccin "très rapidement" contre le nouveau coronavirus

Donald Trump promet un vaccin "très rapidement" contre le nouveau coronavirus©Boursier.com

Boursier.com, publié le jeudi 08 octobre 2020 à 10h11

Donald Trump, qui n'aurait plus désormais selon son médecin de symptômes du covid, est de retour au bureau depuis hier à la Maison blanche, dans laquelle il était revenu dès lundi pour poursuivre sa convalescence. Ainsi, Trump a retrouvé le fameux Bureau ovale pour s'informer des négociations actuelles sur le nouveau plan de relance et de l'évolution de l'ouragan Delta. Hier, selon un représentant de la présidence cité par Reuters, Trump aurait passé l'essentiel de l'après-midi dans le Bureau ovale, auquel l'accès avait été drastiquement limité.

A MESSAGE FROM THE PRESIDENT! pic.twitter.com/uhLIcknAjT
- Donald J. Trump (@realDonaldTrump)

Dans un message posté sur Twitter, Trump vante par ailleurs la qualité du traitement de Regeneron (+1,7% hier à Wall Street et +5,5% de plus après bourse). Le leader américain souligne la qualité des médecins et soignants aux USA et les progrès en vue d'un éventuel vaccin. Trump cite notamment Johnson & Johnson, Moderna ou Pfizer, "toutes de grandes compagnies", et pense toujours qu'un vaccin pourrait être disponible avant l'élection du 3 novembre. "Nous allons avoir un super vaccin très très rapidement, je pense que nous devrions l'avoir avant l'élection mais franchement, les politiques s'en mêlent, et c'est OK, ils veulent jouer ce jeu (...) Mais nous l'avons fait, personne, personne d'autre n'aurait pu être capable de le faire. La FDA réagit plus rapidement qu'elle ne l'a jamais fait dans son histoire (...). Mais la FDA approuve les choses et c'est une question de semaines pour quelque chose qui aurait pris des années".

"Je veux que chacun reçoive le même traitement que votre président", affirme encore Trump, qui dit se sentir "super" et "parfaitement". Il indique que le traitement sera proposé gratuitement aux Américains. "Ça n'est pas votre faute ce qui s'est passé, c'était la faute de la Chine, et la Chine payera un lourd prix pour ce qu'elle a fait à notre pays. La Chine payera un lourd prix pour ce qu'elle a fait au monde. C'était la faute de la Chine". Trump promet des choses incroyables sur le plan des traitements. "Vous irez mieux, vous irez mieux rapidement, comme moi", promet encore le président américain.

Trump n'a pas fait de nouvelle apparition publique depuis lundi et son transfert du centre médical militaire Walter Reed - où il était hospitalisé suite à sa contamination - vers la Maison blanche. Trump s'est toutefois montré très actif sur Twitter, relativisant encore l'importance de la crise sanitaire et s'attaquant à ses adversaires démocrates. Trump a d'ailleurs toujours l'intention de participer au prochain débat présidentiel avec Joe Biden, programmé le 15 octobre à Miami. Le locataire actuel de la Maison blanche a surpris mardi en gelant les négociations avec les démocrates sur le plan de relance, après plusieurs semaines de discussions stériles.

Selon l'Université Johns Hopkins, le nombre de cas confirmés du nouveau coronavirus depuis le début de l'épidémie se chiffre désormais à 36,2 millions, dont 7,55 millions aux USA, 6,84 millions en Inde et 5 millions au Brésil. Le virus a fait 1,055 million de morts dans le monde depuis son émergence, dont 211.828 uniquement aux Etats-Unis (148.228 au Brésil et 105.526 en Inde). Selon un sondage Reuters/Ipsos mené du 2 au 6 octobre, 56% des personnes interrogées désapprouvent la manière dont Trump a géré l'épidémie, tandis que 38% ont dit approuver son action.

A moins de 4 semaines de l'élection présidentielle aux Etats-Unis, le candidat démocrate Joe Biden a accru son avance sur Donald Trump dans les derniers sondages, réalisés après que le président républicain a été atteint par le coronavirus. Après 3 jours passés à l'hôpital, Donald Trump a repris lundi soir son poste à la Maison Blanche, et s'est livré à des critiques de plus en plus véhémentes contre son adversaire démocrate, qu'il a même qualifié de "cinglé" ("wacko")...

Selon un sondage réalisé par la chaîne 'CNN', publié mardi soir, Joe Biden a désormais une avance de 16 points sur Trump (57% de soutien contre 41% pour Trump). Un autre sondage, réalisé par l'université de Quinnipiac (Connecticut), donne une avance de 11 points à Biden, avec 51% d'électeurs en soutien, contre 40% pour Trump. D'autres enquêtes d'opinion montrent que l'avance du candidat démocrate s'est notamment accentuée dans des grand Etats qui avaient été remportés en 2016 par Donald Trump, dont la Floride, le Michigan, l'Iowa et la Pennsylvanie. Biden l'emporterait sur Trump dans le Nevada, et les deux candidats seraient au coude à coude dans l'Ohio...

La fiabilité des sondages est toutefois toute relative, compte-tenu du mode de scrutin aux Etats-Unis. Ainsi, le président américain n'est pas élu aux suffrage universel, mais à l'issue d'un scrutin indirect assez complexe, reposant sur des grands électeurs, dont le nombre correspond à celui des représentants (435) et des sénateurs (100) américains, plus 3 grands électeurs pour Washington DC.

Les Américains sont donc appelés à voter le 3 novembre pour ces grands électeurs, et le camp qui arrive en tête dans un Etat remporte la totalité des voix des grands électeurs de cet Etat (sauf dans deux petits Etats, le Maine et le Nebraska). Ainsi, il est crucial pour les candidats de l'emporter dans les grands Etats, qui leur apportent un nombre important de voix de grands électeurs, à commencer par la Californie (55 voix), le Texas (38 voix), ou encore la Floride (29 voix) et New York (29 voix). Pour l'emporter, un candidat doit recueillir au moins 270 votes de grands électeurs.

Dans ce système, il est aussi possible pour un candidat de perdre même s'il a recueilli une majorité de voix d'électeurs de base, mais que cela s'est traduit par une minorité de grands électeurs. Les résultats finaux dépendent ainsi des "Swing States", des Etats charnière où les résultats sont serrés en raison d'une population divisée politiquement entre démocrates et républicains. En 2020, 13 Etats sont considérés comme des Swings states : Ohio, Iowa, Texas, Georgie, Caroline du Nord, Floride, Arizona, Nevada, Pennsylvanie, Wisconsin, Michigan, New Hampshire et Minnesota.

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