Donald Trump, très agité, dézingue Biden et la FDA

Donald Trump, très agité, dézingue Biden et la FDA©Boursier.com

Boursier.com, publié le mardi 10 novembre 2020 à 10h34

Donald Trump a réagi sur Twitter aux derniers développements très positifs concernant la lutte contre le coronavirus, avec en particulier l'annonce de spectaculaires résultats du vaccin potentiel de Pfizer et BioNTech. "Comme je l'ai dit depuis longtemps, Pfizer et les autres n'annoncent un vaccin qu'après l'élection, parce qu'ils n'ont pas eu le courage de le faire avant. De même, la FDA aurait dû l'annoncer plus tôt, non pas à des fins politiques, mais pour sauver des vies!". Un peu plus tôt, Trump saluait sur le réseau social média l'avancée de Pfizer et les sommet de Wall Street...

"Si Joe Biden était président, vous n'auriez pas eu le Vaccin pendant encore quatre ans. La FDA ne l'aurait pas non plus approuvé si rapidement. La bureaucratie aurait détruit des millions de vies!", a aussi tweeté Trump, qui semble ignorer que la FDA n'a pas encore approuvé le vaccin en question. "La FDA et les démocrates ne voulaient pas que j'obtienne une VICTOIRE sur le Vaccin avant les élections, alors il est sorti cinq jours plus tard - comme je l'ai toujours dit!", insiste Trump, pour qui certaines étapes du processus semblent donc confuses.

Hier, Pfizer (+7,7%) et son partenaire BioNTech (+13,9% à Wall Street) avaient enthousiasmé les marchés en annonçant d'incroyables résultats intermédiaires de phase 3 de leur vaccin contre le nouveau coronavirus. Les deux groupes avaient fait état d'une efficacité de plus de 90% du vaccin. Albert Bourla, président et directeur général de Pfizer, saluait "un grand jour pour la science et l'humanité". L'Américain et son partenaire allemand BioNTech estiment que les données comparant les individus vaccinés avec leur produit et ceux ayant reçu un placebo indiquent un taux d'efficacité du vaccin de plus de 90% à sept jours après la seconde dose. Cela signifie que la protection du Covid-19 serait atteinte 28 jours après la vaccination initiale. Emporté à juste titre par un bel enthousiasme, le CEO de Pfizer évoquait même "la plus importante avancée médicale des 100 dernières années".

Selon l'étude, le vaccin potentiel aurait donc une efficacité supérieure à 90% dans la prévention du Covid-19 chez les personnes sans preuve d'infection antérieure. L'analyse a évalué 94 cas confirmés d'infection sur une étude portant sur 43.538 participants. Le taux final d'efficacité du vaccin pourrait varier. Par ailleurs, les données de sécurité et d'autres éléments continuent à être collectés.

L'étude a recruté 43.538 patients à ce jour et 38.955 ont reçu la seconde dose du vaccin au 8 novembre. L'étude continue de recruter jusqu'à l'analyse finale, lorsqu'un total de 164 cas confirmés de Covid-19 se seront accumulés. L'étude évaluera également le potentiel du candidat vaccin à fournir une protection contre le Covid-19 chez les personnes qui ont déjà été exposées au SRAS-CoV-2, ainsi que la prévention vaccinale contre la maladie grave du Covid-19. En plus des principaux critères d'évaluation de l'efficacité évaluant les cas confirmés de Covid-19 accumulés à partir de 7 jours après la deuxième dose, l'analyse finale comprendra désormais, avec l'approbation de la FDA, de nouveaux critères d'évaluation secondaires évaluant l'efficacité sur la base des cas accumulés 14 jours après la deuxième dose.

Pfizer et son partenaire allemand entendent demander l'autorisation d'urgence pour l'utilisation de leur vaccin auprès de la FDA peu après avoir obtenu deux mois de données. Sur la base des projections actuelles, les deux groupes entendent produire 50 millions de doses en 2020 puis... 1,3 milliard en 2021.

La FDA n'a donc pas encore approuvé le produit de Pfizer et BioNTech, mais Trump se mélange peut-être un peu les pinceaux en confondant avec le traitement d'Eli Lilly, laboratoire d'Indianapolis. Ainsi, la FDA, agence américaine du médicament, vient effectivement d'autoriser l'utilisation en urgence de son traitement expérimental aux anticorps contre le Covid-19 dans le cas de patients non hospitalisés mais risquant de tomber gravement malades du fait de leur âge ou de leur santé. La FDA justifie sa décision par des données montrant qu'une injection unique du traitement réduirait la nécessité d'hospitaliser ou de soigner en urgence les patients à haut risque contaminés. La Maison blanche a salué la décision de la FDA, évoquant un 'tournant majeur'.

Un traitement comparable de Regeneron avait été administré à Donald Trump lors de son hospitalisation le mois dernier, suite à son infection. L'expert américain en maladies infectieuses Anthony Fauci a estimé que le traitement avait sans doute contribué à la guérison de Trump...

La FDA a indiqué que le traitement aux anticorps d'Eli Lilly pouvait être utilisée pour toute personne âgée de plus de 65 ans affectée par des symptômes modérés du Covid-19, et pour des patients âgés de 12 ans et plus ayant des conditions préexistantes susceptibles de provoquer des maladies graves. Le traitement n'a pas été autorisé pour les patients hospitalisés ou ceux nécessitant une aide respiratoire.

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