Ecolops : nouvelle perte en 2019

Ecolops : nouvelle perte en 2019©Boursier.com

Boursier.com, publié le lundi 30 mars 2020 à 21h32

Avec un chiffre d'affaires de 8,8 millions d'euros (7,5 ME en 2018), l'exercice 2019 d'Ecoslops se termine par une nouvelle progression de +19% de l'activité, dont 23% sur les ventes de produits raffinés.

L'Ebitda Groupe est passé de -379 kE en 2018 à +446 kE en 2019. L'impôt sur les sociétés représente une charge de 0,2 ME et se décompose en un produit d'impôt de 0,4 ME relatif au crédit d'impôt recherche, une charge d'impôt courant de -0,1 ME pour Ecoslops Portugal et enfin une charge d'"impairment" sur les impôts différés actifs d'Ecoslops Portugal de -0,5 ME afin de prendre en compte la situation économique liée à la crise sanitaire Covid-19 et surtout les conditions de marché actuelle sur le Brent.

Le résultat net est une perte de -1,69 ME (-1,5 ME en 2018). Le résultat net part du groupe est une perte de -1,65 ME (1,5 ME au 31 décembre 2018).

Situation financière

A fin 2019, le Groupe dispose de près de 6 ME de trésorerie et d'un endettement net de 7,2 ME. Ecoslops a en effet signé en 2019 un contrat de financement bancaire de 6,5 ME auprès de BNP, HSBC et Banque Populaire Méditerranée pour l'unité de Marseille ainsi qu'un financement "corporate" de 18 ME de la Banque Européenne d'Investissement destiné à Marseille, Anvers et la R&D. Ces financements, d'un montant total de 24,5 ME, ont fait l'objet d'un 1er tirage de 5 ME en 2019 et seront mis à contribution à hauteur de 11,5 ME en 2020. Les frais d'émission d'emprunts relatifs à ces 2 contrats représentent 1,2 ME et sont amortis linéairement sur la durée des emprunts.

L'augmentation de l'endettement net est à mettre en parallèle avec les investissements décaissés de l'exercice qui se sont élevés à 7 ME, dont 6,5 ME pour la construction de l'unité de Marseille. Le groupe a comptabilisé une charge d'"impairment" de 0,5 ME sur les impôts différés actifs d'Ecoslops Portugal afin de tenir compte d'une part des conditions actuelles sur le marché du Brent et d'autre part de l'impact de la crise Covid-19 sur l'ensemble de l'économie.

Perspectives

Le début de l'année a bien entendu été marqué par l'apparition du COVID-19 et la chute très brutale des cours du pétrole.

Concernant le COVID-19, la société souligne qu'il n'y a aucun cas de maladie avéré parmi ses collaborateurs à ce stade. L'unité de Sines au Portugal est opérationnelle à 100%, mais subit des contraintes fortes au niveau du personnel (garde d'enfants, confinement). Elle subit aussi des contrainte au niveau des clients (utilisateurs de produits à l'arrêt ou fortement ralentis).
Le chantier de Marseille est à l'arrêt depuis le 23 mars (chômage partiel) avec un impact possible sur le planning d'environ 2 mois. Il n'y a pas d'impact significatif attendu sur le planning de construction du Mini-P2R. Enfin, la société a mis en place des mesures de chômage partiel pour le siège à Paris.

Concernant l'impact de la chute des cours du pétrole en mars 2020, Ecoslops rappelle que ses prix de vente sont indexés sur les cours des produits raffinés ou les cours du Brent avec pour certains un prix minimum. "Notre prix de vente moyen baisse de 45% quand le Brent perd 60% pour passer de 60$ à 25$ par exemple", explique Ecoslops.
Le point mort économique de l'usine de Sines (au niveau de l'Ebitda) se situe aux alentours de 25$ pour un baril de Brent.

Par ailleurs, la trésorerie du Groupe actuelle (6,5 ME à fin mars) et future (qui intègre 8 ME de tirages bancaires restant à effectuer en 2020) permet à Ecoslops, d'une part de financer son programme d'investissements et les frais de fonctionnement, et d'autre part d'absorber les conditions de marché dégradées de l'activité portugaise.

"Notre développement sur le moyen terme est basé sur un cours moyen du Brent de 60$, hypothèse partagée par de nombreux acteurs du secteur. Les fortes turbulences actuelles ne nous font pas dévier de notre cap et fort d'un bilan et de liquidités solides, nous nous concentrons sur nos projets internes afin d'augmenter l'avance que nous avons sur le marché mondial du retraitement des résidus d'hydrocarbures. Le renforcement de nos équipes nous permet de faire face à des échéances nombreuses et stratégiques (démarrage Marseille, études Anvers, Mini P2R, autres projets). Nous sommes aussi attentifs à toute nouvelle opportunité qui pourrait surgir de la situation actuelle (projet, acquisition...)", indique le management d'Ecoslops.

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