EDF, clap de fin pour Fessenheim le 31 décembre 2018

EDF, clap de fin pour Fessenheim le 31 décembre 2018
Fessenheim centrale

Boursier.com, publié le vendredi 08 décembre 2017 à 11h08

EDF aura cessé la production à Fessenheim à compter du 1er janvier 2019, peut-on lire sur une mise à jour publiée ce matin sur le site internet de l'énergéticien dédié au statut de ses centrales nucléaires. Cette date est la conséquence de la loi de transition énergétique de 2015, qui plafonne à 62,3 GW la puissance maximum du parc installé nucléaire du groupe. L'arrivé en ligne de l'EPR de Flamanville et ses 1.600 MW fin 2018 oblige EDF à réduire ses capacités. Les deux réacteurs de Fessenheim, 880 MW chacun, étaient clairement ciblés, sans être identifiés, par le texte. Le groupe précise que l'arrêt de production est conditionné au respect de la double condition annoncée en avril 2017, soit d'une part que l'abrogation de l'autorisation d'exploiter la centrale de Fessenheim ne prenne effet qu'à la date de mise en service de l'EPR et d'autre part que la fermeture soit nécessaire au respect du plafond légal de 63,2 GW, tant à la date de la demande d'abrogation qu'à la date de mise en service de l'EPR. Il appartient au PDG d'EDF d'adresser, dans les six mois précédant la mise en service de l'EPR, la demande d'abrogation.

Le premier EPR français sera démarré à la fin du 4ème trimestre 2018, avait annoncé le groupe en octobre. Les essais dits "à froid" sont en passe de démarrer, tandis que les essais "à chaud" prendront les relais en juillet prochain. Les tests mobiliseront un millier de personnes. Les essais de production, eux, sont attendus à partir du 25 mai 2019, avec une pleine puissance programmée pour le 16 novembre 2019. L'EPR de Flamanville devrait au final coûter 10,5 milliards d'euros. La fermeture de Fessenheim sera indemnisée à hauteur de 450 millions d'euros par l'Etat (plus une éventuelle part variable), dans le cadre d'un accord signé en janvier dernier.

Fessenheim 2 est à l'arrêt depuis le 13 juin 2016 et au moins jusqu'au 15 mars 2018, à cause d'un problème sur un générateur de vapeur fabriqué à Areva Le Creusot. Si l'arrêt se prolonge, la question de l'opportunité d'un redémarrage se posera sans doute pour l'énergéticien.

Le service de gestion de commentaires évolue.

A compter du 29 mars, le Journal de Réactions et la publication de commentaires seront temporairement fermés.

Les discussions autour des sujets qui vous tiennent à cœur resteront prochainement possibles au travers d’un tout nouveau service vous permettant de réagir.

 
3 commentaires - EDF, clap de fin pour Fessenheim le 31 décembre 2018
  • avatar
    ralleur -

    L'EPR de Flamanville devrait au final coûter 10,5 milliards d'euros. La fermeture de Fessenheim sera indemnisée à hauteur de 450 millions d'euros par l'Etat (plus une éventuelle part variable), dans le cadre d'un accord signé en janvier dernier.
    Où l'Etat va-t-il prendre cet argent alors qu'il n'a pas un sou vaillant

    avatar
    dcanari -

    Dans les bénéfices versés à l'état actionnaire!

    avatar
    dcanari -

    Dans les bénéfices versés à l'état actionnaire!

  • avatar
    ralleur -

    L'EPR de Flamanville devrait au final coûter 10,5 milliards d'euros. La fermeture de Fessenheim sera indemnisée à hauteur de 450 millions d'euros par l'Etat (plus une éventuelle part variable), dans le cadre d'un accord signé en janvier dernier.
    Où l'Etat va-t-il prendre cet argent alors qu'il n'a pas un sou vaillant

  • avatar
    JON-DE-LIONNE -

    de la censure, encore de la censure, toujours de la censure sur le Forum Orange.
    Et bien puisque sur la rubrique Finance, un bug est là ...... moi aussi
    référence à l'article :
    Les Républicains : Bertrand estime qu'"il aurait pu gagner" face à Wauquiez
    Statut : refusé
    Il y a 17 minutes
    le 08 12 2017 à 10 16

    Moi j'aime bien M. Bertrand tant son expression donne le fond de sa pensée. Sa coiffure soyeuse, à elle seule, donne le sens de ses idées : fuyant. Identique à son sourire béat que semble supporter difficilement, malgré tous leurs efforts les doubles et triples mentons qui vont pourtant rechercher le renfort de la base du cou.
    Il est toujours brillant dans ses déclarations comme peut l'être la trace laissée par une limace quand elle se fait sa salade. Il a ce comportement typique du cloporte habitué à vivre en sous sol quand il pratique ses rituels francs de maçons en construisant son domaine de vie autour de ses propres crottes. Ses neurones miroir fondent donc par mimétisme un environnement glauque, cafardeux, sordide, suintant et dégoulinant de suffisance.