EDF : en pleine lumière après une solide publication

EDF : en pleine lumière après une solide publication©Boursier.com

Boursier.com, publié le vendredi 14 février 2020 à 09h26

EDF dévoile des résultats annuels de très bonne facture, portés par des conditions de prix favorables en France et au Royaume-Uni ainsi que par les énergies renouvelables. Le groupe énergétique a réalisé en 2019 un résultat net courant de 3,9 milliards d'euros, en hausse de +57,9%, pour un chiffre d'affaires de 71,3 milliards, en progression de 4% et de 3,5% en organique. L'Ebitda augmente de 8,5% en organique à 16,7 MdsE. Le cash-flow ressort positif à hauteur de 1,8 MdE - hors projet d'EPR britannique d'Hinkley Point et coûts liés au compteur communicant Linky, et le bénéfice net part du groupe est multiplié par 4,4 à 5,2 milliards d'euros. Le consensus 'Bloomberg' attend un Ebitda de 16,3 milliards d'euros pour des revenus de 70,35 MdsE.

Un Ebitda compris entre 17,5 et 18 MdsE en 2020

Le management table sur un Ebitda compris entre 17,5 et 18 MdsE en 2020, des charges opérationnelles stables, des investissements nets totaux d'environ 15,5 MdsE et, pour la période 2019-2020, un montant de cessions compris entre 2 à 3 milliards.

Le Conseil d'administration d'EDF a décidé de proposer à l'Assemblée générale ordinaire qui se tiendra le 7 mai le versement d'un dividende de 0,48 euro par action au titre de l'exercice 2019, correspondant à 45% de taux de distribution du résultat net courant. En tenant compte de l'acompte sur dividende de 0,15 euro par action payé en décembre 2019, le solde du dividende à distribuer au titre de l'exercice 2019 s'élève à 0,33 euro par action pour les actions bénéficiant du dividende ordinaire et à 0,38 euro par action pour les actions bénéficiant du dividende majoré.

Quid de la future régulation du parc nucléaire

EDF a par ailleurs rappelé que sa restructuration dépendrait de la mise en oeuvre de la réforme de la régulation du parc nucléaire français, le groupe envisageant de se scinder en deux avec d'une part les activités nucléaires, hydrauliques et le transport d'électricité et, d'autre part, les autres énergies renouvelables, le commerce et le réseau de distribution Enedis notamment. Dans le cadre de ce projet nommé "Hercule", la première partie regroupant les activités nucléaires - dite "bleue" - serait intégralement ou presque renationalisée tandis que la seconde - dite "verte" - s'ouvrirait à des capitaux extérieurs.

"Nous entrons dans une phase de concertation étroite (...) avec les représentants des salariés (...) et, vers la fin du semestre, nous pensons avoir bien davantage peaufiné le projet Hercule et être en mesure de faire des propositions concrètes au gouvernement si, et seulement si (...) le gouvernement - en liaison avec la Commission de Bruxelles - a pu lui-même arrêter ce que sera la future régulation", a déclaré le patron d'EDF, Jean-Bernard Lévy.

Le marché applaudit

Le marché salue ces annonces avec un titre qui flambe de 7,4% à 12,6 euros. Ce point semble positif pour l'entreprise, avec des bénéfices supérieurs au consensus et des perspectives solides, écrit Jefferies ('acheter'). Les prévisions s'appuient sur une progression des prix de l'énergie, une reprise de la production nucléaire française et des effets de rattrapage sur les hausses tarifaires.

Vos réactions doivent respecter nos CGU.