EDF : les négociations avec Bruxelles se poursuivent selon Bercy

EDF : les négociations avec Bruxelles se poursuivent selon Bercy©Boursier.com

Boursier.com, publié le lundi 25 janvier 2021 à 15h15

EDF n'avait plus connu une telle chute depuis mars dernier. Le titre de l'électricien perd environ 13,5% à 10,7 euros sur la place parisienne après avoir abandonné plus de 18% un peu plus tôt en séance alors que la réorganisation du groupe et la refonte de la réglementation de l'électricité nucléaire auraient du plomb dans l'aile. Tout du moins dans l'immédiat. Selon les informations de "'BFM Business', le projet 'Hercule' " rencontre trop d'obstacles pour aboutir cette année", particulièrement à Bruxelles où Ursula Von der Leyen ne voudrait rien lâcher.

La présidente de la Commission européenne souhaite notamment depuis longtemps une scission d'EDF, point sur lequel Bercy parait intransigeant. "Elle est restée sur ses positions et n'a pas voulu accélérer le calendrier", indique une des sources du site d'informations, à la suite d'une réunion entre la dirigeante et une délégation française organisée mi-janvier. "La Commission n'a aucune raison d'aller vite sauf si la France cède sur les contreparties", ajoute une autre source.

Une information que devrait apprécier les syndicats d'EDF, vent-debout contre le projet Hercule. Ce plan, qui prévoit notamment une séparation entre les activités nucléaires d'EDF et celles liées aux énergies renouvelables, suscite d'importantes craintes parmi les organisations syndicales qui redoutent qu'il ne soit un premier pas vers un démantèlement du groupe.

JP Morgan se dit surpris en rappelant des informations antérieures faisant état d'un accord de principe entre les deux parties sur les points principaux. "Cet article semble toutefois suffisamment bien informé pour nous amener à envisager que cela pourrait être le cas et qu'une impasse pourrait avoir été atteinte, aussi surprenant que cela puisse paraître...Six mois supplémentaires de discussions signifieraient que le projet Hercule ne serait probablement pas voté au Parlement avant la fin de l'année, une échéance cruciale pour le gouvernement s'il veut parvenir à le mettre en oeuvre avant l'élection présidentielle de 2022".

Réagissant enfin à cette information, Bercy vient d'indiquer que les négociations avec Bruxelles se poursuivent et qu'aucun délai supplémentaire n'a été demandé pour mener à bien ce projet. Pas de quoi rassurer les opérateurs si l'on se fie à l'évolution du titre.

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