EDF veut reprendre la main dans le nucléaire

EDF veut reprendre la main dans le nucléaire©Boursier.com

Boursier.com, publié le mercredi 17 janvier 2018 à 11h13

Hier, la confirmation par la justice européenne d'une obligation de restitution par EDF d'un cadeau fiscal de l'État français représentant 1,37 milliard d'euros n'a pas fait vaciller le titre, qui s'est au contraire offert une envolée de 4%. L'énergéticien français, dont la valorisation a été massacrée aux cours des dernières années, dans un contexte de mutation profonde du secteur, est en phase de reconquête. Dans un entretien accordé au 'Figaro', son PDG, Jean-Bernard Lévy, a fait part de sa confiance dans le développement de l'énergie nucléaire, dont EDF est devenu le fer de lance avec la reprise des anciens actifs d'Areva NP, récemment rebaptisés Framatome, un patronyme qui a fait la réputation de la filière hexagonale lorsqu'elle écrasait encore la concurrence.

L'équipe de France revient dans la course

Après la déconfiture de l'EPR d'Olkiluoto en Finlande et les retards accumulés à Flamanville, le patron d'EDF a délivré un message de confiance sur les installations prévues au Royaume-Uni, à Hinkley Point. Lévy souligne dans le quotidien que tous les jalons techniques prévus en 2017 outre-Manche ont été atteints, ce qui lui permet d'afficher une confiance raisonnable dans la livraison d'un premier réacteur fin 2025, puis du second dès la fin 2026. Une exécution maîtrisée de ce projet pourrait permettre au groupe de convaincre d'autres pays de basculer sur la technologie EPR. Le PDG cite, dans les colonnes du 'Figaro', l'Arabie Saoudite ou l'Inde comme des marchés prometteurs. Actuellement, EDF vend la "version un" de l'EPR, mais Jean-Bernard Lévy a confirmé que le groupe travaille actuellement sur évolution optimisée grâce à Framatome. Une version qui devra cependant d'abord être construite en France avant de pouvoir être exportée. Concernant des réacteurs de taille plus modeste, l'énergéticien ne semble pas pressé de répondre à la demande autrement qu'avec le produit codéveloppé avec le japonais Mitsubishi Heavy Industries, l'Atmea de 1.000 MW.

Un peu de spéculation

En bourse, le dossier a repris du terrain ces derniers mois, à mesure que la confiance des analystes sur l'évolution positive des prix de l'énergie a grandi. Un petit parfum spéculatif a aussi profité au dossier, avec le scénario hypothétique d'une séparation des activités entre réseau, services client et énergies renouvelables d'un côté et de l'autre les actifs de production, essentiellement nucléaires. Cette stratégie a été mise en place avec succès par les énergéticiens historiques allemands. Si un tel développement est encore prématuré, de l'avis de plusieurs spécialistes, il risque de trotter durablement dans la tête des financiers. Au 17 janvier, 45% des analystes recommandent le dossier EDF à l'achat, pour 32% d'avis neutres et 23% de négatifs. L'objectif de cours moyen de 11,48 euros ne laisse qu'un potentiel théorique de 4,5% sur les cours actuels, proches de 11 euros.

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