Eiffage : autorisé à prendre la moitié du capital de l'aéroport de Toulouse

Eiffage : autorisé à prendre la moitié du capital de l'aéroport de Toulouse
Creusement du tunnel technique d'interconnexion électrique entre la France et l'Espagne. Vue en plongée du tunnelier à la Junquera.

Boursier.com, publié le jeudi 12 décembre 2019 à 14h16

Eiffage va devenir propriétaire de la moitié du capital de l'aéroport de Toulouse. L'Autorité de la concurrence a autorisé le rachat par le géant français du BTP et des concessions de la participation jusqu'alors détenue par la société chinoise Casil Europe dans Aéroport Toulouse-Blagnac (ATB).

"Compte tenu de leur part de marché cumulée, qui reste faible, tout risque d'atteinte à la concurrence a pu être écarté", explique le régulateur, qui a également écarté tout risque sur les marchés de travaux et d'entretien des infrastructures aéroportuaires compte tenu du fait que la quasi-intégralité des marchés passés par ATB sont soumis à une procédure de publicité ou de mise en concurrence encadrée par les dispositions du code de la commande publique, que le groupe Eiffage ne constitue pas un fournisseur important d'ATB et qu'il ne représente, chaque année, qu'une part négligeable dans les achats d'ATB.

Eiffage est entré en négociations exclusives en mai 2019 avec Casil Europe pour racheter les 49,99% que la société avait acquises en avril 2015 auprès de l'Etat pour 308 millions d'euros. Depuis son entrée au capital d'ATB en avril 2015, Casil Europe a essuyé de vives critiques de la part d'élus, syndicats et associations qui ont multiplié les recours en justice pour annuler la privatisation partielle de l'aéroport toulousain.

Outre Casil, l'Etat (10,01%), la Chambre de commerce et d'industrie de Toulouse (25% du capital) et les trois collectivités locales, Toulouse Métropole, la Région Occitanie et le Département de Haute-Garonne (5% chacune) complètent le tour de table d'ATB.

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