Elior : comptes semestriels publiés

Elior : comptes semestriels publiés©Boursier.com

Boursier.com, publié le mercredi 29 mai 2019 à 07h43

Le chiffre d'affaires des activités poursuivies du Groupe Elior s'élève à 2.600 millions d'euros pour le 1er semestre 2018-2019. La progression de 1,4% par rapport à l'exercice précédent s'explique par la croissance organique de -0,6% sur la période, par les effets de la croissance externe et des variations de taux de change pour respectivement 1,7% et 1,3%, et par l'impact du changement de principes comptables lié à l'application de la norme IFRS 15 pour -0,9%.

La part du chiffre d'affaires réalisé à l'international atteint 55% pour le 1er semestre 2018-2019, contre 54% au 1er semestre de l'exercice 2017-2018. À l'international, le chiffre d'affaires progresse de 2,4% pour s'établir à 1.425 millions d'euros. La croissance organique est de -1,8%. La croissance externe provenant des acquisitions génère une croissance supplémentaire de 3,1%, essentiellement aux États-Unis, et l'effet de change est de 2,3%. Le chiffre d'affaires bénéficie d'un effet calendaire légèrement favorable sur la période.

L'Ebita ajusté des activités poursuivies du Groupe s'élève à 122 millions d'euros, soit une marge de 4,7% du chiffre d'affaires, à comparer à une marge de 5,1% au 1er semestre 2017/2018. Cette baisse de 40 points de base s'explique pour 20 points de base par l'augmentation des amortissements liée à la hausse passée des investissements et pour 20 points de base par l'augmentation des coûts des fonctions support sur la période.
À l'international, l'Ebita ajusté s'élève à 66 millions d'euros, soit une marge de 4,7% du chiffre d'affaires, contre 4,6% au 1er semestre 2017-2018. Il bénéficie des actions menées en vue de générer des économies et gagner en productivité.
En France, il s'établit à 69 millions d'euros, représentant une marge de 5,9% du chiffre d'affaires, en recul de 30 points de base par rapport au 1er semestre 2017-2018 sous l'effet de l'augmentation des amortissements liée à la hausse des dépenses d'investissement sur les exercices précédents et de la réduction du taux du CICE.

L'Ebita du segment corporate et autres recule en raison des charges induites par les investissements passés dans l'informatique et du renforcement des fonctions support pour conduire la transformation du Groupe. Il comprend également la contribution de participations mises en équivalence dans la restauration en ville.
Le résultat opérationnel courant des activités poursuivies, incluant la quote-part de résultat des entreprises associées, s'élève à 106 millions d'euros, contre 117 millions d'euros pour le 1er semestre de l'exercice 2017-2018. Il comprend l'amortissement des actifs incorporels liés aux acquisitions pour 10 millions d'euros (contre 9 millions d'euros au 1er semestre 20172018) et les charges de personnel relatives aux plans de rémunération en actions pour 6 millions d'euros (contre 5 millions d'euros au 1er semestre 2017-2018).

Les charges opérationnelles nettes non courantes s'élèvent à 6 millions d'euros (contre 9 millions d'euros au 1er semestre 2017-2018). Elles comprennent principalement les coûts de restructuration et d'arrêts d'activité encourus en France et à l'international.
Le résultat financier de -31 millions d'euros est en légère amélioration par rapport au 1er semestre de l'exercice 2017-2018 où il comprenait des charges exceptionnelles de dépréciation d'actifs financiers. Le coût de l'endettement financier augmente par rapport au 1er semestre 2017-2018 en raison de la hausse de l'endettement et du ratio de levier.
La charge d'impôts s'élève à 37 millions d'euros, contre 16 millions d'euros pour le 1er semestre de l'exercice 2017-2018 où elle comprenait 14 millions d'euros de produits d'impôts différés aux États-Unis. Le taux annuel d'impôts effectif estimé pour l'ensemble de l'exercice (hors CVAE - cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises) s'établit à 23%. La CVAE est provisionnée à hauteur de 50% de la charge annuelle estimée, soit 12 millions d'euros.
Le résultat net des activités poursuivies s'élève ainsi à 32 millions d'euros au 1er semestre 2018-2019, contre 58 millions d'euros au 1er semestre 2017-2018.

Le résultat net des activités arrêtées ou en vue de la vente s'élève à -33 millions d'euros, contre -17 millions d'euros au 1er semestre 2017-2018, reflétant notamment les charges exceptionnelles liées à la transaction avec PAI Partners.

Le résultat net part du Groupe est à l'équilibre.

Le free cash flow opérationnel s'élève à 89 millions d'euros. Il progresse de 92 millions d'euros par rapport à l'exercice 2017-2018 grâce à une meilleure optimisation du besoin en fonds de roulement - en partie liée au remplacement du CICE par des allègements de charges et à l'utilisation du programme de titrisation - et à une réduction des dépenses d'investissement et de restructuration. Les investissements devraient augmenter sur la seconde partie de l'année pour représenter néanmoins moins de 3% du chiffre d'affaires de l'exercice.

L'endettement net (y compris Areas) s'élève à 1.922 millions d'euros au 31 mars 2019, en augmentation de 93 millions d'euros par rapport au 30 septembre 2018. La génération de free cash flow opérationnel est largement consommée par le versement d'intérêts financiers pour 28 millions d'euros et la variation nette de trésorerie des activités en cours de cession pour 127 millions d'euros. Le ratio d'endettement s'établit à 3,9x Ebitda, à comparer à 3,6x à fin septembre 2018.

Perspectives 2018-2019

Compte tenu de la transformation engagée dans le cadre du plan Elior Group 2021 et de l'inflexion déjà visible de la performance opérationnelle, le Groupe anticipe pour l'exercice 2018-2019 :
-une croissance organique de -1%, incluant l'impact des sorties volontaires de contrats en Italie (estimé à 1% du chiffre d'affaires). L'effet périmètre induit par les acquisitions réalisées à date devrait apporter une croissance supplémentaire d'environ 1% du chiffre d'affaires ;
-une stabilité du taux de marge d'Ebita ajusté à 3,6%, traduisant une amélioration du taux de marge du deuxième semestre par rapport à l'exercice précédent ;
-des dépenses d'investissement inférieures à 3% du chiffre d'affaires ;
-une forte amélioration du free cash flow opérationnel.

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