En bourse, les ambitions d'Atos contrarient sa filiale Worldline

En bourse, les ambitions d'Atos contrarient sa filiale Worldline
Le logo Atos lors d'une présentation.

Boursier.com, publié le mercredi 13 décembre 2017 à 09h37

Les avis sont toujours partagés sur le marché entre ceux qui pensent que les ambitions de croissance externe de Worldline seront contrariées par la proposition de rachat de Gemalto formulée par la maison-mère Atos, et ceux qui estiment que cela ne change pas vraiment la donne. Oddo BHF a choisi son camp : la force de frappe de Worldline est désormais plus limitée. D'abord, parce que sa manne de cash est plafonnée compte tenu de sa consolidation à 100%, mais aussi parce qu'Atos aura moins de ressources à consacrer à une éventuelle augmentation de capital de sa filiale. Worldline pourrait disposer de 2 MdsE, quatre fois moins qu'auparavant, avec une part plus importante en titres. Oddo est par ailleurs sceptique sur l'intérêt pour Worldline de reprendre les activités paiement de Gemalto. Par conséquent, l'analyste passe de 48 à 39 euros son objectif et d'achat à neutre sa recommandation.

Chez Gilbert Dupont, on estime que le rôle de Worldline dans l'opération est encore incertain. S'il fallait récupérer des actifs de Gemalto, le "trésor de guerre" de la filiale se retrouverait amputé. Mais le spécialiste a aussi noté qu'Atos souhaite laisser à sa filiale les moyens de participer à la consolidation du secteur. L'analyste recommande toujours d'accumuler le titre, valorisé 42,50 euros.

Sur le marché, Worldline perd encore -1,9% à 37,50 euros, après avoir décroché hier de -6,5%.

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