Etats-Unis : la Fed ne "pense même pas à penser à réduire" son soutien !

Etats-Unis : la Fed ne "pense même pas à penser à réduire" son soutien !©Boursier.com

Boursier.com, publié le mercredi 28 avril 2021 à 22h20

Le président de la Réserve fédérale américaine, Jerome Powell, a estimé mercredi qu'il n'est "pas encore temps" de commencer à parler de "tapering", c'est à dire de réduire le montant du soutien financier apporté par la banque centrale à l'économie américaine via ses achats d'actifs, qui sont maintenus à 120 milliards de dollars par mois. Le principal taux directeur de la Fed a aussi été maintenu mercredi à son niveau actuel, proche de zéro (0 à 0,25%), comme les marchés l'anticipaient.

Le président de la Réserve fédérale américaine, Jerome Powell, a estimé mercredi qu'il n'est "pas encore temps" de commencer à parler de "tapering", c'est à dire de réduire le montant du soutien financier apporté par la banque centrale à l'économie américaine via ses achats d'actifs, qui sont maintenus à 120 milliards de dollars par mois. Le principal taux directeur de la Fed a aussi été maintenu mercredi à son niveau actuel, proche de zéro (0 à 0,25%), comme les marchés l'anticipaient.

Lors de sa conférence de presse suivant la réunion de 2 jours de la Fed, M. Powell a insisté sur le fait que le Comité de politique monétaire (FOMC) "ne pense même pas à penser à réduire" son soutien, même si l'économie montre des signes de reprise de plus en plus dynamique à mesure que la campagne de vaccination contre le Covid-19 progresse outre-Atlantique.

Sur les marchés obligataires américains, les taux d'intérêts se sont détendus après ces propos. Le rendement du T-Bond à 10 ans est revenu à 1,61% (-1 points de base par rapport à mardi) contre 1,64% auparavant et un pic de 1,76% en mars. L'indice du dollar, stable avant la Fed, reculait de 0,34% à 90,60 pts en soirée face à un panier de devises, alors que l'horizon du resserrement monétaire semble donc s'éloigner.

Le patron de la Fed a commencé sa conférence de presse en saluant le renforcement de la croissance économique, à mesure que la vaccination progresse, tout en soulignant que cette reprise restait "inégale et incomplète".

Pas de hausse des taux avant 2023 ?

Dans son communiqué, la Fed a estimé que "dans le contexte des progrès de la vaccination et d'un soutien robuste des politiques monétaire et budgétaire, les indicateurs de l'activité économique et de l'emploi se sont améliorés".

Toutefois, "la trajectoire que suivra l'économie dépendra fortement de l'évolution du virus, ce qui inclut les progrès de la vaccination", a-t-elle ajouté. "La crise sanitaire en cours continue de peser sur l'économie et les perspectives économiques restent soumises à certains risques." La formulation choisie concernant la situation sanitaire est légèrement moins négative que celle du communiqué de mars, dans lequel la Fed estimait que le coronavirus impliquait "des risques considérables pour les perspectives économiques".

La banque centrale américaine a réaffirmé son engagement à maintenir sa politique actuelle tant qu'elle n'aura pas observé "des progrès supplémentaires substantiels" vers le double objectif qu'elle s'est fixé: le plein emploi et un retour durable de l'inflation à 2%. Les dernières projections économiques de la Fed, faites en mars, montraient qu'une majorité de 11 membres du FOMC sur 18 pensaient que le taux des "fed funds" ne serait pas relevé avant la fin 2023, avec une minorité de 7 membres envisageant des taux plus élevés courant 2023. 4 membres sur 18 envisageaient déjà un premier geste haussier courant 2022.

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