Etats-Unis : la Fed vigilante sur l'inflation, assure Clarida

Etats-Unis : la Fed vigilante sur l'inflation, assure Clarida©Boursier.com

Boursier.com, publié le lundi 17 mai 2021 à 21h25

Alors que les marchés financiers s'inquiètent d'une envolée de l'inflation, de nombreux responsables de la Fed continuent de se montrer rassurants, estimant que ce phénomène sera sans doute temporaire. Lundi, le vice-président de la Réserve fédérale américaine, Richard Clarida, s'est à nouveau exprimé en ce sens, jugeant qu'il était trop tôt pour parler d'une diminution des achats d'actifs de la banque centrale américaine (120 milliards de dollars par mois) malgré la reprise vigoureuse de l'économie américaine à la faveur de la campagne de vaccination contre le coronavirus.

Alors que les marchés financiers s'inquiètent d'une envolée de l'inflation, de nombreux responsables de la Fed continuent de se montrer rassurants, estimant que ce phénomène sera sans doute temporaire. Lundi, le vice-président de la Réserve fédérale américaine, Richard Clarida, s'est à nouveau exprimé en ce sens, jugeant qu'il était trop tôt pour parler d'une diminution des achats d'actifs de la banque centrale américaine (120 milliards de dollars par mois) malgré la reprise vigoureuse de l'économie américaine à la faveur de la campagne de vaccination contre le coronavirus.

Richard Clarida a aussi réaffirmé que la Fed était vigilante face au risque inflationniste, soulignant l'importance d'avoir des anticipations d'inflation "bien ancrées". "Si nous venions à observer des pressions haussières sur les prix ou une inflation menaçant de faire monter les anticipations d'inflation, je ne doute pas que nous utiliserions nos outils", a-t-il ajouté.

Effet de base et goulets d'étranglement

La fermeture brutale de l'activité économique en mars 2020, en réaction à la crise sanitaire, "a mis une forte pression à la baisse sur les prix, le plus souvent transitoire. Et en rouvrant (...) cela a clairement mis une pression à la hausse sur les prix", a reconnu le numéro deux de la Fed. Il a estimé que "la plupart" des pressions qui font grimper les prix "sont transitoires, mais nous devons attendre et rester attentifs aux données qui arrivent".

Outre les effets de base sur un an, M. Clarida a également évoqué "certains effets de goulets" d'étranglement liés à une forte demande pour expliquer la forte hausse des prix.

En avril, l'indice des prix à la consommation (CPI) a grimpé en avril de 4,2% par rapport à avril 2020, son rythme le plus élevé depuis 2008. Hors alimentation et énergie, la hausse est encore de 3%, un niveau supérieur aux 2% visés par la Fed à long terme.

Une croissance pouvant atteindre 7% en 2021 ?

M. Clarida a aussi dit que la croissance du PIB des Etats-Unis pourrait atteindre 7% cette année si les goulets d'étranglement actuels au niveau de l'offre disparaissaient, et si la reprise s'accélérait. "Il semble que l'économie puisse accélérer cette année (..) Nous pourrions avoir une croissance à plus de 6%, peut-être à 7%", a-t-il dit lors d'un webinaire organisé par la Fed d'Atlanta. Dans ses dernières projections économiques, la Fed estimait la reprise en 2021 à 6,5%.

Le patron de la Fed d'Atlanta, Raphael Bostic, a lui aussi affirmé lundi que la Fed allait surveiller les prix durant l'été, tout en défendant la poursuite de la politique monétaire très accommodante actuelle. Les enquêteurs de la Fed d'Atlanta "passeront l'été à parler aux salariés, aux chefs d'entreprises et à d'autres pour avoir une meilleure idée des anticipations d'inflation à venir", a-t-il déclaré dans un entretien avec la chaîne 'CNBC'.

Il a souligné qu"'il nous manque encore 8 millions d'emplois par rapport à l'endroit où nous étions avant la pandémie". "Jusqu'à ce que nous fassions des progrès substantiels pour combler cet écart, je pense que nous devons maintenir nos politiques dans une situation ou une position très fortement accommodante".

Enfin, Robert Kaplan, président de la Fed de Dallas, est lui aussi attendu ce lundi, vers 18h heure de New York (minuit en France). Il est l'un des rares membres de la Fed a se montrer moins "colombe", et a se déclarer favorable à une discussion dès à présent sur une réduction des achats d'actifs de la Fed.

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