Euronext lourdement sanctionné après les comptes

Euronext lourdement sanctionné après les comptes
salle de marché

Boursier.com, publié le vendredi 08 novembre 2019 à 17h52

Euronext dévisse de 4,5% ce soir à 71,9 euros dans un volume assez fourni. Les annonces du groupe hier soir n'ont pas convaincu les marchés, mais aucun broker de la place ne modifie pourtant réellement ses hypothèses. Sur l'ensemble des spécialistes recensés par Bloomberg, 12 sont à l'achat, 3 à conserver (ou conseils équivalents) et un seul à la vente. Exane BNP Paribas, prudent, maintient un avis neutre et une cible à 66 euros. HSBC est à 'conserver' avec un cours-cible de 74 euros. ABN Amro est à l'achat, mais n'a pas peur de la contradiction puisque son objectif de 68 euros est sensiblement inférieur aux cours cotés.

La Commerzbank maintient son avis acheteur et sa valorisation de 82 euros, alors qu'ING Bank, également à l'achat, vise 80 euros.

L'objectif moyen à douze mois se situe à 77,45 euros parmi les spécialistes de la place qui suivent le dossier de la bourse de la zone euro.

Euronext a publié pour son troisième trimestre un chiffre d'affaires totalisant 181,7 millions d'euros, en croissance de 20,4%. L'Ebitda du groupe pour le trimestre ressort en progression de 23% à 108 millions d'euros, alors que la marge d'Ebitda atteint 59,4% (+1,2 point). Le bénéfice trimestriel ajusté par action est ressorti à 0,98 euro sur T3, en augmentation de plus de 15%. La contribution totale aux revenus d'Oslo Bors VPS se monte à 25,5 millions d'euros. Le bénéfice net part du groupe du troisième trimestre 2019 a grimpé de 25,8% à 63,5 millions d'euros contre 50,5 millions d'euros un an plus tôt. Les dépenses opérationnelles du troisième trimestre 2019 se sont élevées à 73,8 millions d'euros contre 63,2 millions un an plus tôt.

Stéphane Boujnah, CEO du groupe, se réjouit de ce troisième trimestre marqué par une croissance de plus de 20% des revenus et une progression encore plus élevée des bénéfices. La performance est selon lui tirée par la croissance organique, le contrôle continu des coûts et la consolidation d'Oslo Bors VPS.

Par ailleurs, les rumeurs selon lesquelles Euronext négocierait une fusion avec son homologue espagnol BME ou bien un autre opérateur européen seraient sans fondement, a tenu à préciser Stéphane Boujnah. Il n'existerait donc pas de discussions avec un autre opérateur en Europe et aucune offre n'aurait été formulée, a insisté le dirigeant, cité notamment par Reuters à ce sujet, après la publication des résultats trimestriels.

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