Fitch estime que le ratio d'endettement des États-Unis ne se stabilisera pas avant 2022-2023

Fitch estime que le ratio d'endettement des États-Unis ne se stabilisera pas avant 2022-2023©Boursier.com

Boursier.com, publié le vendredi 13 novembre 2020 à 16h05

Fitch Ratings fait un point sur les Etats-Unis alors que le président élu, Joe Biden, devrait être confronté à un congrès divisé, avec un Sénat contrôlé par les républicains et une majorité démocrate plus faible à la Chambre des représentants lors de son investiture en janvier. À court terme, ce résultat électoral signifie probablement que tout nouveau projet de loi de relance de la lutte contre les coronavirus sera plafonné à 1.000 milliards de dollars, tandis qu'à plus long terme, la division du gouvernement posera un défi important à l'adoption d'une législation visant à résoudre les principaux problèmes fiscaux et économiques structurels.

L'efficacité du gouvernement, qui est un facteur dans les considérations générales de gouvernance reflétées dans la notation souveraine des États-Unis, sera confrontée à des défis dans cet environnement politique. L'agence ne s'attend ainsi pas à une consolidation budgétaire structurelle rapide ; sans changements importants dans les dépenses ou les recettes, le ratio d'endettement des États-Unis ne se stabilisera pas avant 2022-2023. Des vents contraires politiques et législatifs sont probables dans un certain nombre de domaines clés. Il est peu probable qu'une nouvelle aide budgétaire importante soit accordée aux États et aux collectivités locales, et des désaccords partisans devraient limiter la portée d'une réponse politique supplémentaire à la pandémie.

Malgré la polarisation, les domaines potentiels de coopération bipartite comprennent les infrastructures, la création d'emplois et le logement, d'autant plus que l'accent pourrait être moins mis sur la réduction du déficit budgétaire pendant la pandémie de coronavirus. Les problèmes de crédit qui se poseront à la nouvelle administration comprennent les tensions commerciales avec la Chine qui affectent les chaînes d'approvisionnement et la probabilité croissante de nouvelles réglementations et taxes sur les entreprises technologiques dominantes.

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