GeNeuro : publication dans la revue Science Advances

GeNeuro : publication dans la revue Science Advances©Boursier.com

Boursier.com, publié le mardi 21 juillet 2020 à 09h38

GeNeuro annonce la publication de données montrant l'interaction étiologique entre les protéines rétrovirales humaines (HERV) et l'apparition de phénomènes psychotiques chez la souris. Cette étude translationnelle, publiée dans Science Advances, a révélé que ces protéines, qui ont été précédemment trouvées chez les patients souffrant de psychoses inflammatoires, telles que la schizophrénie ou les troubles bipolaires, induisent une désorganisation des récepteurs du glutamate et des déficits comportementaux in vitro et in vivo. Cela conduit à une perturbation de la communication glutaminergique synaptique et entraîne l'apparition de symptômes de psychose.

L'expression du gène HERV-W a déjà été trouvée chez des patients présentant des psychoses inflammatoires. Cette étude translationnelle a désormais établi un lien clair entre la présence d'une protéine d'enveloppe du rétrovirus endogène humain et l'altération du développement des voies nerveuses. Cela conduit à une perturbation de la communication glutaminergique synaptique et entraîne l'apparition de symptômes de psychose inflammatoire. La contribution de GeNeuro à l'étude a consisté à fournir de nouveaux anticorps qui neutralisent la protéine HERV-Env identifiée par les travaux de recherche du consortium.

"Nous sommes très fiers d'avoir pu contribuer à cette étude mettant en évidence l'impact des rétrovirus endogènes humains sur les psychoses inflammatoires. Nous saluons les équipes de recherche pour la qualité de cette étude translationnelle, et pour cette publication au sein de la prestigieuse revue Science Advances. Les conclusions de cette étude confirment, encore une fois, la pertinence de l'approche de GeNeuro, basée sur le lien entre rétrovirus endogènes humains et troubles neurologiques. Ces résultats ouvrent ainsi une nouvelle voie dans le traitement des psychoses inflammatoires via le développement d'un candidat-médicament neutralisant des facteurs causals induits par les rétrovirus endogènes humains", déclare Hervé Perron, Directeur de la Recherche chez GeNeuro.

Cette publication est le fruit de la collaboration entre des équipes membres de la Fondation FondaMental appartenant à l'Institut Interdisciplinaire des Neurosciences de Bordeaux, l'Université de Bordeaux, le CNRS, l'Université Paris Est Créteil, l'Inserm U955, l'Université de Grenoble-Alpes, l'Université de Lyon et de GeNeuro Innovation, filiale de GeNeuro. Cette étude a reçu le soutien financier du Prix Marcel Dassault pour la recherche sur les maladies mentales.

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