Gros coup de bambou sur le marché pétrolier

Gros coup de bambou sur le marché pétrolier
gisement Bagdad

Boursier.com, publié le jeudi 23 mai 2019 à 21h15

Deuxième séance de forte consolidation sur le marché pétrolier avec un baril de brut léger américain qui a flanché sous les 58 dollars, revenant au plus bas depuis la mi-mars. Le WTI pour livraison juillet a chuté de 5,71% à 57,91$ sur le New York Mercantile Exchange, au plus bas depuis le mois de mars, alors que le baril de Brent de la mer du Nord abandonnait 4,55% à 67,76$ à Londres au moment de la clôture du Nymex.

Inquiétudes sur la croissance mondiale

La dégradation continue des relations entre Washington et Pékin, qui fait craindre que le conflit commercial se mue en "guerre froide technologique" prolongée, et ses conséquences sur la croissance mondiale pèse sur les cours de l'or noir. L'annonce d'indicateurs de conjoncture décevants dans la zone euro, et notamment en Allemagne qui est censée être le moteur de la région, n'a fait qu'accentuer la pression sur les prix du pétrole.

L'indice PMI manufacturier allemand est en effet tombé, selon l'estimation "flash", à 44,3 en mai, s'inscrivant pour le cinquième mois consécutif sous le seuil des 50 qui marque la séparation entre la croissance et la contraction de l'activité, tandis que l'indice Ifo du climat des affaires s'est encore dégradé.

Aux Etats-Unis aussi, l'activité manufacturière a nettement ralenti en mai. L'indice "flash" PMI d'IHS Markit, publié jeudi, est ressorti à 50,6, après 52,6 en avril, et alors que le consensus n'anticipait qu'un léger tassement à 52,5. Il atteint son plus bas niveau depuis septembre 2009, et se rapproche de la barre des 50, qui marque la frontière entre l'expansion et la contraction de l'activité...

Hausse surprise des réserves américaines

Hier, l'annonce d'un bond inattendu des stocks hebdomadaires américains de brut avait déjà provoqué des dégagements appuyés sur le brut.

"Ni les nouvelles tensions au Moyen-Orient, ni la possibilité que l'accord de réduction de la production de l'OPEP+ ne soit prolongé n'ont réussi à faire sortir le pétrole brut de sa fourchette étroite", explique à 'Bloomberg', Ole Sloth Hansen, responsable de la stratégie matières premières chez Saxo Bank à Copenhague. "Les craintes concernant l'impact de la guerre commerciale sur la croissance économique mondiale ainsi que la vigueur persistante du dollar plafonnent les prix".

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