Groupe ADP : "aucune décision prise" sur une privatisation

Groupe ADP : "aucune décision prise" sur une privatisation©Boursier.com

Boursier.com, publié le lundi 18 décembre 2017 à 20h17

Si le Groupe ADP (Ex-Aéroports de Paris) fait partie des sociétés dont l'Etat pourrait se désengager dans le cadre de son programme de cessions, "la décision même" de privatiser Groupe ADP n'est pas prise, a assuré lundi une source gouvernementale, interrogée par l'agence 'Reuters'.

"Sur ADP, honnêtement, la décision n'est pas prise. Il y a plein d'options sur la table et même la décision de le faire n'est pas prise", a indiqué cette source. "On est attentifs au fait que ça se passe dans de bonnes conditions et que ça ne fragilise évidemment pas Air France le cas échéant, mais honnêtement la décision n'est pas prise", a ajouté cette source.

Air France est de loin le premier client d'ADP, qui exploite notamment les deux aéroports de Paris, Roissy-Charles de Gaulle et Orly. Le gouvernement a annoncé un plan de cessions de 10 milliards d'euros afin de financer un fonds d'innovation. L'Etat est actionnaire à hauteur de 50,63 % de Groupe ADP, valorisé à un peu plus de 15 MdsE à la Bourse de Paris.

La Française des Jeux et Engie aussi sur la liste des possibles cessions

Lundi, le quotidien 'Les Echos' a affirmé que le gouvernement envisagerait d'accorder à ADP une concession de très longue durée (50 ou 100 ans) qui donnerait lieu, à terme, à une prolongation ou une mise en concurrence. A la différence d'autres aéroports, ADP est propriétaire de ses terrains, des actifs sensibles que l'Etat souhaite contrôler, de façon directe ou indirecte, même s'il cède ses titres, a précisé le journal quotidien économique.

'Les Echos' a aussi évoqué lundi les pistes suivies pour céder des titres de deux autres entreprises, à savoir la Française des Jeux et Engie. L'Etat envisageait de rester au capital de la FDJ à hauteur de 25% à 30% (contre 72% aujourd'hui), mais en s'octroyant des droits spécifiques afin de maintenir le monopole de droit du groupe sur les jeux de loterie et la prise de paris sportifs.

Pour le groupe énergétique Engie, dont l'Etat détient encore 24,1% du capital et plus du tiers des droits de vote, le gouvernement envisagerait de faire adopter une loi autorisant l'Etat actionnaire à passer sous le seuil du tiers des droits de vote.

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