Groupe ADP : un cran plus haut

Groupe ADP : un cran plus haut©Boursier.com

Boursier.com, publié le jeudi 02 juillet 2020 à 15h57

Groupe ADP remonte de près de 4% à 95 euros ce jeudi, malgré Berenberg qui ne vise plus qu'un cours de 85 euros sur l'opérateur, contre 109 euros précédemment, tout en restant à 'conserver'. Crise oblige, l'Etat ne devrait pas céder sa participation, entière ou partielle, dans le gestionnaire des aéroports parisiens avant... 2022. "Aller céder un actif au moment où il est bas parce qu'il y a moins de transport aérien et que le redressement du transport aérien prendra au moins deux ans, ce ne serait pas responsable vis-à-vis de l'argent des Français", a déclaré Bruno Le Maire sur 'RMC' et 'BFM'. A la question de savoir si la privatisation d'ADP n'aurait pas lieu avant 2022, le ministre de l'Économie et des Finances a répondu : "C'est probable" ! Rappelons que l'Etat français détient 50,6% du tour de table de Groupe ADP...

Bank of America avait déjà dégradé la valeur à 'sous-performer', tout en ramenant sa cible à 90 euros. Le broker, qui maintient sa "position sélective" sur les aéroports européens, note que les plateformes du Vieux continent sont confrontées à un rythme de reprise du trafic "de plus en plus divergent". "En 2020, le trafic sera 60% inférieur à celui de 2019... À la fin de l'année, nous pourrions être à 65-70% d'une activité normale. C'est un choc historique. Nous allons perdre plus de 50% de notre chiffre d'affaires, qui pourrait être amputé d'environ 2,5 milliards d'euros", avait expliqué le PDG du gestionnaire des aéroports parisiens au 'JDD', Augustin de Romanet. "Les experts estiment que le trafic aérien pourrait retrouver son niveau de 2019, entre 2023 et 2025... Mais cela devrait aller un peu plus vite pour le trafic domestique et pour le trafic Schengen. On peut donc espérer qu'Orly retrouvera son activité normale en 2022-2023. Pour Charles-de-Gaulle, ce sera un peu plus long", ajoute le dirigeant, qui précise qu'au début du mois de juillet, Orly devrait opérer 130 vols par jour contre 650 habituellement".

Face à la lente reprise de l'activité attendue et malgré les mesures d'économies mises en place, Augustin de Romanet n'exclut d'ailleurs pas certains ajustements d'effectifs : "nous devrons procéder à des ajustements de même nature que ceux des compagnies aériennes. Nous travaillons à une adaptation de notre projet industriel".

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