Groupe Flo est resté lourdement déficitaire en 2017

Groupe Flo est resté lourdement déficitaire en 2017
Une salle des Brasseries Flo.

Boursier.com, publié le vendredi 23 février 2018 à 06h25

Après avoir longtemps occupé le devant de la scène au premier semestre 2017, le Groupe Flo a un peu disparu des écrans médiatiques. Où en est la société qui a failli sombrer l'année dernière ? Le long travail de redressement a débuté, mais il ne porte évidemment que partiellement ses fruits. Le management évoque une année "de transition", dans le communiqué diffusé hier soir, annonçant des pertes 2017 toujours sévères.

Le compte de résultats du groupe de restauration est encore très dégradé. Les revenus pro forma ont atteint 168,8 millions d'euros (-13,3% en publié, -4,3% en comparable), pour une marge brute stable malgré le recul de l'activité, à 80,8%. La perte d'Ebitda a été multipliée par deux à -6,6 ME. La perte opérationnelle courante ressort à -12,1 ME après 11,3 ME en 2016 et la perte nette part du groupe à -50,1 ME, après -65,5 ME, notamment grâce à un résultat financier positif de 22,7 ME (abandons de créances), qui neutralise la perte sur activités non poursuivies (Tablapizza essentiellement) de -20,8 ME. Les capitaux propres sont de 33,2 ME, renforcés par la levée de fonds réalisées en juillet, qui a permis au Groupe Bertrand de monter à 71% du capital. La dette financière nette ressort à 2,7 ME (40,7 ME de dettes et 38 ME de trésorerie et équivalents). Le bilan, allégé par l'augmentation de capital et la renégociation de la dette, permet donc de voir venir. Mais l'ampleur des pertes continue à interpeler.

Un meilleur second semestre, malgré tout

La fréquentation des restaurants a reculé de -4,1% entre 2016 et 2017 sur une base identique. Hippopotamus et les brasseries ont renoué avec la croissance au second semestre, tandis que les concessions sont restées dynamiques. Le début 2018 est plutôt solide, mais février a souffert d'une météo pluvieuse. Dernièrement, Groupe Flo a réouvert l'Hippo Wagram après rénovation et a fermé l'Hippo Montparnasse fin janvier pour une cure de jouvence, avec réouverture prévue en mars. Par ailleurs, le groupe a vendu fin janvier les Brasseries Flo et Julien et le TMK Arcueil le 12 février, dans des conditions qui n'ont pas été communiquées. La direction ne formule pas de prévisions à ce stade, mais il ne fait aucun doute que la situation est encore difficile, malgré le redressement de la fréquentation touristique parisienne.

Le dossier pèse actuellement 211 millions d'euros en bourse, sur la base d'un cours de 0,275 euro. L'augmentation de capital réalisée en juin 2017 avait été réalisée à 0,10 euro pièce. Depuis la levée de fonds, le titre a évolué entre 0,22 et 0,30 euro.

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