Groupe Gorge : L'EBITDA progresse très fortement à 14,3 ME au premier semestre

Groupe Gorge : L'EBITDA progresse très fortement à 14,3 ME au premier semestre©Boursier.com

Boursier.com, publié le mercredi 18 septembre 2019 à 07h37

Au premier semestre 2019, le chiffre d'affaires de Groupe Gorgé a progressé de 10% à 135,4 millions d'euros. La croissance a été portée par la bonne performance des activités Robotique et Aérospatial dans les Systèmes Intelligents de Sûreté et l'ensemble des activités dans le pôle Impression 3D.
Au 30 juin 2019, le carnet de commandes de Groupe Gorgé atteint son plus haut niveau historique à 641,2 millions d'euros, multiplié par plus de 3 par rapport au 30 juin 2018, bénéficiant du contrat majeur d'environ 450 millions d'euros de robotique navale pour les marines belge et néerlandaise dans le pôle Systèmes Intelligents de Sûreté.

L'EBITDA du groupe progresse très fortement de 169,2% à 14,3 millions au premier semestre 2019. Il traduit la forte amélioration de la rentabilité dans l'ensemble des pôles d'activité et, à hauteur de 2,9 millions d'euros par l'application de la norme IFRS 16 - Contrats de location à compter du 1er janvier 2019. La marge d'EBITDA du groupe ressort à 10,5% contre 4,3% au premier semestre 2018.
Le résultat opérationnel courant s'établit à 2,6 millions d'euros, contre -1,9 million d'euros au premier semestre 2018. Les éléments non courants du résultat opérationnel sont de -2,7 millions d'euros au premier semestre 2019, avec en particulier des coûts de restructurations dans les trois pôles pour un montant de 1,0 million d'euros.

Le résultat financier est de -0,2 million d'euros, contre -0,3 million d'euros au premier semestre 2018.
La charge d'impôt s'élève à -2,2 millions d'euros, contre -0,1 million d'euros au premier semestre 2018. Cette hausse est en partie due à l'amélioration de la profitabilité des activités. Le groupe est aussi pénalisé par une évolution défavorable des impôts différés (environ 1,4 million d'euros) attachés aux déficits reportables inscrits à l'actif.

Le résultat net des activités non poursuivies (Cimlec Industrie) s'élève à 0,3 million d'euros, en 2019 comme en 2018. Le résultat net part du groupe s'améliore pour sa part de 1,5 million d'euros à -2,1 millions d'euros au premier semestre, contre -3,6 millions d'euros à la même période de l'exercice précédent. Le résultat net du semestre ne prend pas encore en compte la plus-value de plus de 20 millions d'euros liée à la cession du groupe Cimlec le 9 juillet 2019.
L'impact de la première application de la norme IFRS 16 - Contrats de location s'élève à 2,9 millions d'euros sur l'EBITDA mais est négligeable sur le résultat opérationnel et le résultat net (moins de 0,2 million d'euros).

Situation financière au 30 juin 2019

Le flux de trésorerie opérationnelle du semestre s'élève à 9,5 millions d'euros, contre 4,4 millions d'euros au premier semestre 2018, bénéficiant de l'amélioration de la capacité d'autofinancement à 10,6 millions d'euros contre 1,1 million d'euro en juin 2018 ainsi que de l'évolution favorable du besoin en fonds de roulement pour 0,8 million d'euros.
Durant le semestre, le groupe a maintenu un niveau d'investissements soutenu à 11,2 millions d'euros. 5,3 millions d'euros sont liés aux flux du semestre concernant les acquisitions (Surdifuse-L'Embout Français, complément de prix d'Avenao et rachat des minoritaires dans le pôle Impression 3D) et les cessions (NTS et Hoekstra dans le pôle Protection des Installations à Risques, solde de la cession d'EN Moteurs dans le pôle Systèmes Intelligents de Sûreté). Le produit de cession de Cimlec n'a été encaissé qu'en juillet 2019.
Au 30 juin 2019, le groupe affiche une dette nette (hors dette des loyers résultant de l'application de la norme IFRS 16 et y compris la valeur de l'autocontrôle) de 31,9 millions d'euros, contre une dette nette de 27,7 millions d'euros au 31 décembre 2018.

Pour 2019, le pôle Systèmes Intelligents de Sûreté confirme que son objectif d'une croissance du chiffre d'affaires supérieure à 5% devrait être nettement dépassé.
Le bon niveau du carnet de commandes de l'Aérospatial permet d'anticiper une performance solide au second semestre. La dynamique commerciale reste favorable notamment dans le secteur des Automated Guided Vehicles, déclinaison du savoir-faire du groupe dans les drones et véhicules terrestres, ces nouveaux développements suscitent des marques d'intérêt importantes notamment dans le secteur aéronautique. ECA Group anticipe un potentiel significatif pour cette activité à moyen terme. Le groupe attend des appels d'offres significatifs dans le pôle Simulation qui devraient contribuer au redressement de l'activité.

Enfin, dans la Robotique, la performance devrait continuer d'être de très bon niveau, portée par l'exécution du contrat belgo-néerlandais pour la fourniture de 12 navires de chasse aux mines. De nouvelles opportunités de contrats de chasse aux mines sont d'ores et déjà identifiées dans plusieurs pays.
Dans le pôle Protection des Installations à Risques, le redressement observé tout au long de l'exercice 2018 devrait se poursuivre en 2019 pour l'ensemble des activités du pôle et plusieurs gros contrats sont attendus.
La réorganisation du capital de l'activité Protection Incendie France (CLF Satrem, AMOPSI et SVF) permettra d'amplifier le développement de ces activités qui ont vu leur performance diminuer au cours des dernières années. L'opération avec effet de levier dans laquelle le management détient 30 % du capital de l'activité a été finalisée le 25 juillet 2019. L'activité reste bien entendu consolidée dans les comptes du groupe.
Le pôle Impression 3D travaille depuis plusieurs années sur des projets d'industrialisation de l'impression 3D dans différents secteurs d'activité. Ces projets mettraient en oeuvre un nombre important de machines dédiées à des applications de production consommant plusieurs tonnes de matière. Le pôle constate une inflexion positive de certains marchés et des avancées significatives ont été réalisées au cours des derniers mois sur plusieurs projets. Le pôle espère une première commande de ce type dans les 6 prochains mois.
La cession du groupe Cimlec modifie la perspective de chiffre d'affaires du pôle Protection des Installations à Risques, cependant le groupe confirme viser un objectif de croissance de 10% pour 2019.

Le résultat net de l'exercice devrait afficher une très nette progression par rapport à l'exercice précédent, indépendamment de la prise en compte de la cession du groupe Cimlec, intervenue le 9 juillet 2019, qui viendra augmenter de plus de 20 millions d'euros le résultat net de l'exercice. L'ensemble de ces éléments devrait permettre au groupe d'atteindre un résultat net historique en 2019. Le produit de cession améliorera également de façon très sensible la dette nette du groupe

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