Havas prend acte de la mise en examen d'un de ses collaborateurs

Havas prend acte de la mise en examen d'un de ses collaborateurs
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Boursier.com, publié le jeudi 26 avril 2018 à 08h18

Le Groupe Havas annonce avoir pris acte qu'un collaborateur d'une de ses filiales françaises a été mis en examen le mercredi 25 avril. Le Groupe rappelle que ce collaborateur bénéficie du principe fondamental de la présomption d'innocence garanti par la procédure pénale. "Le Groupe Havas coopérera bien évidemment avec les autorités judiciaires".

Rappelons que Vincent Bolloré et deux autres dirigeants du groupe Bolloré et Havas ont été mis en examen mercredi soir au terme de leur garde à vue, dans le cadre d'une enquête sur des soupçons de corruption pour l'obtention de concessions portuaires en Afrique, selon une source judiciaire.
La justice soupçonne des dirigeants de Bolloré d'avoir utilisé le groupe de communication Havas, alors filiale du groupe, pour faciliter l'arrivée au pouvoir de dirigeants africains et obtenir en contrepartie des concessions portuaires.

Le groupe Bolloré avait auparavant réagi à l'annonce de ces gardes à vue par le biais d'un communiqué : la société a expliqué que "les concessions obtenues au Togo l'ont été en 2001, bien avant l'entrée du groupe dans Havas et en Guinée, en 2011, à la suite de la défaillance du no1 (le Groupe étant arrivé en seconde position à cet appel d'offres), défaillance constatée avant l'élection du Président. Le lien qui tente d'être fait par certains entre l'obtention de ces concessions et les opérations de communication est dénué de tout fondement économique et révèle une méconnaissance lourde de ce secteur industriel. Les dirigeants de Bolloré sont heureux de coopérer pleinement avec la justice pour rétablir la réalité des faits" avait expliqué le groupe.

Le Groupe Bolloré rappelait par ailleurs que l'une de ses filiales "est l'objet d'une enquête relative à des facturations de prestations de communication en Guinée et au Togo portant sur les années 2009 et 2010, à la suite d'une plainte d'un ancien collaborateur condamné pour détournement d'actifs à 3 ans et 9 mois d'emprisonnement ferme et environ 10 millions d'euros de dommages et intérêts. Le Groupe Bolloré dément formellement que sa filiale de l'époque SDV Afrique ait commis des irrégularités. Les prestations relatives à ces facturations ont été réalisées en toute transparence".

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