Il n'est d'aucun intérêt, pour qui que ce soit, de discuter de l'existence de l'euro, selon Mario Draghi

Il n'est d'aucun intérêt, pour qui que ce soit, de discuter de l'existence de l'euro, selon Mario Draghi
Mario Draghi gouverneur banque centrale européenne BCE

Boursier.com, publié le jeudi 14 juin 2018 à 15h18

Mario Draghi a débuté à 14h30 sa traditionnelle conférence de presse suivant la décision de la BCE. Le patron de la BCE explique que les derniers indicateurs économiques et résultats des enquêtes sont plus faibles, mais restent cohérents avec une croissance économique solide et généralisée. La BCE a d'ailleurs revu ses projections de croissance pour 2018 à 2,1%, contre 2,4% précédemment. Les prévisions pour 2019 et 2020 ont été respectivement maintenues à 1,9% et 1,7%.

Les risques entourant les perspectives de croissance de la zone euro restent largement équilibrés même si les incertitudes liées aux facteurs mondiaux, y compris la menace d'un protectionnisme accru, sont devenues plus importantes, précise le président de la BCE.

Mario Draghi note également que le Conseil des gouverneurs se tient prêt à ajuster tous ses instruments de manière appropriée pour faire en sorte que l'inflation continue d'évoluer vers l'objectif d'inflation de manière durable. Des mesures importantes de relance de la politique monétaire sont encore nécessaires pour soutenir les pressions sur les prix intérieurs et l'évolution de l'inflation globale à moyen terme, souligne le dirigeant. L'Institution a par ailleurs rehaussé son estimation d'inflation pour 2018 et 2019 à 1,7%, contre 1,4% jusqu'ici.

"L'inflation sous-jacente devrait se redresser vers la fin de l'année et augmenter graduellement à moyen terme, soutenue par nos mesures de politique monétaire, la poursuite de l'expansion économique, l'absorption correspondante du ralentissement économique et l'augmentation des salaires", estime le dirigeant.

Au niveau de la zone euro et des améliorations à apporter à l'Union, Mario Draghi estime que la mise en oeuvre des réformes structurelles dans les pays de la zone euro doit être considérablement renforcée. L'amélioration du fonctionnement de l'Union économique et monétaire reste une priorité et le Conseil des gouverneurs préconise des mesures spécifiques et décisives pour achever l'union bancaire et l'union des marchés de capitaux, ajoute l'Italien.

En outre, Mario Draghi réaffirme que le Conseil n'a pas discuté d'une éventuelle date pour augmenter les taux d'intérêt. Le caractère général de la discussion a été de rester patient, prudent et persistant, ce qui a été décidé à l'unanimité.

Évoquant la situation en Italie, Mario Draghi parle d'un 'simple' épisode local et d'une contagion non significative. Selon lui, "l'euro est irréversible parce qu'il est fort, parce que les gens le veulent et parce qu'il n'est d'aucun intérêt pour qui que ce soit de discuter de son existence".

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