ING pense que le pétrole va piquer du nez

ING pense que le pétrole va piquer du nez©Boursier.com

Boursier.com, publié le mercredi 31 janvier 2018 à 14h13

Les spécialistes des matières premières chez ING ont révisé en hausse leurs anticipations pour le marché pétrolier, mais ils continuent à penser que l'or noir reste vulnérable à des pressions baissières.

Le baril n'a donné que des signes de vigueur récemment, avec un Brent qui a signé un pic en séance à 71,28$ la semaine dernière. La baisse des stocks, la politique de l'Opep et la baisse du dollar ont constitué de puissants facteurs haussiers. En réponse, la banque du Bénélux a révisé en hausse de 5$ par baril ses anticipations jusqu'en 2019. Mais son biais reste baissier avec un curseur placé pour le Brent à 57$ en fin d'année puis à 55$ fin 2019. L'accroissement de l'offre n'était qu'une question de temps compte tenu de l'amélioration de l'environnement prix, explique Warren Patterson, le patron de la stratégie matières premières d'ING. L'AIE a révisé en hausse ses prévisions de production non-Opep pour 2018, sans surprise puisque la progression provient essentiellement des Etats-Unis, où le pompage s'est accéléré. Si les prix restent proches de leurs niveaux actuels, il n'y a aucune raison pour que cela cesse, prévient Patterson, d'autant que les majors recommencent à investir, à l'image d'Exxon Mobil qui a annoncé une enveloppe de dépenses de 50 milliards de dollars, dont 35 Mds$ sur des projets qui n'étaient pas connus.

Bref, la tendance générale à l'augmentation de la production n'augure rien de bon pour les prix, juge ING, alors que les cours ont repris 50% sur leurs plus bas de 2017.

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