Innate Pharma : données préliminaires d'activité prometteuses pour la combinaison de Monalizumab et Cetuximab

Innate Pharma : données préliminaires d'activité prometteuses pour la combinaison de Monalizumab et Cetuximab
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Boursier.com, publié le mercredi 18 avril 2018 à 07h25

Innate Pharma SA présente aujourd'hui des données préliminaires d'un essai de Phase I/II en cours évaluant la tolérance et l'efficacité de la combinaison de monalizumab, un anticorps monoclonal "first-in-class" ciblant le point de contrôle NKG2A sur les cellules NK, avec cetuximab (anti-EGFR) chez des patients prétraités atteints d'un carcinome épidermoïde de la tête et du cou en rechute et/ou métastatique.

Ces données ont été présentées aujourd'hui dans un poster au congrès annuel de l'Association Américaine pour la Recherche sur le Cancer (AACR - 14 au 18 avril, Chicago).

Roger B. Cohen, Professeur de Médicine à l'Hôpital de l'Université de Pennsylvanie, Directeur Associé de la Recherche Clinique au Centre Cancérologique Abramson de Philadelphie et principal investigateur de l'étude, commente : "Les données que nous avons obtenues montrent que ce traitement est actif chez les patients présentant des cancers avancés de la tête et du cou. L'activité de cetuximab chez des patients prétraités par sels de platine est limitée, avec un taux de réponse autour de 13%. L'ajout de monalizumab semble augmenter le taux de réponse sans amplifier les effets secondaires de cetuximab. Dans la mesure où monalizumab cible un point de contrôle différent des autres points de contrôle immunitaires autorisés ou en cours d'évaluation, c'est une option intéressante pour des stratégies de combinaison dans différentes approches immunothérapeutiques."

Pierre Dodion, Directeur Médical d'Innate Pharma, ajoute : "Alors que l'immunothérapie change rapidement les paradigmes de traitement pour les cancers épidermoïdes de la tête et du cou, un important besoin médical subsiste pour la majorité des patients qui n'en tire pas de bénéfice. Ces données préliminaires soutiennent une investigation plus approfondie de cette nouvelle combinaison en troisième ligne des cancers épidermoïdes de la tête et du cou en rechute ou métastatiques. Nous présenterons une mise à jour des données de cet essai lors de prochains congrès médicaux en 2018."

La plus haute dose de monalizumab choisie à l'issue de l'escalade de dose (10 mg/kg toutes les deux semaines) a été administrée en combinaison avec la dose et le schéma approuvés de cetuximab (400 mg/m(2) en dose initiale puis 250 mg/m(2) chaque semaine) dans l'extension de cohorte de l'essai. Les patients inclus dans l'étude pouvaient présenter une sérologie positive ou négative au virus humain du papillome (HPV) et un cancer ayant progressé après une thérapie à base de sels de platine. Le nombre de traitements systémiques antérieurs pour une maladie en rechute ou métastatique était au maximum de deux, y compris cetuximab (lorsqu'utilisé en traitement de maladie localement avancée en combinaison avec la radiothérapie) ou des traitements d'immuno-oncologie.

Parmi les trente-et-un patients recrutés dans la partie d'extension de cohorte, la combinaison a été bien tolérée, en cohérence avec les données précédemment présentées au congrès de l'AACR 2017. Aucune toxicité supplémentaire n'a été observée par rapport à monalizumab ou cetuximab en monothérapie. La majorité des effets indésirables étaient de grade 1-2, rapidement réversibles ou facilement gérables. Il n'y a pas eu de réaction post injection ni de décès lié au traitement. Les effets indésirables les plus fréquents (troubles cutanés) décrits avec cetuximab n'ont pas été amplifiés par la combinaison avec monalizumab.

Conformément au design de l'étude, tous les patients recrutés ont été prétraités avec un régime à base de sels de platine. Quatorze patients ont également été prétraités avec des anticorps anti-PD-1/PD-L1 et trois avec cetuximab.

Vingt-six patients étaient évaluables pour l'efficacité ; les cinq autres patients n'étaient pas dans l'étude depuis suffisamment longtemps pour être évalués. Au 9 mars 2018, avec une durée moyenne de suivi de 129 jours, huit réponses partielles étaient confirmées selon les critères RECIST (31%). Le nombre prédéfini de huit réponses nécessaires pour déclarer l'essai positif a été atteint. Quatorze patients (54%) ont une maladie stable. La durée médiane de réponse n'a pas encore été atteinte ; six patients répondeurs sont toujours en cours de traitement. L'essai a recruté l'ensemble des patients prévus (n=40). Un suivi plus long est nécessaire pour évaluer la durée de réponse, le taux de survie sans progression et la survie globale...

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