Innate Pharma présente des résultats cliniques préliminaires sur IPH5401 et MONALIZUMAB

Innate Pharma présente des résultats cliniques préliminaires sur IPH5401 et MONALIZUMAB
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Boursier.com, publié le mardi 01 octobre 2019 à 07h39

Innate Pharma SA a annoncé aujourd'hui que de nouvelles données sur IPH5401 et monalizumab ont été présentées au congrès 2019 de la Société Européenne d'Oncologie Médicale (European Society of Medical Oncology - ESMO) à Barcelone.

Les posters présentaient :

Des données préliminaires de STELLAR-001, étude de Phase I en escalade de dose évaluant IPH5401, l'anticorps anti-C5aR de la Société, en combinaison avec durvalumab chez des patients présentant des tumeurs solides avancées ;
Des données de survie à 1 an de la première extension de cohorte de l'essai de Phase II évaluant monalizumab en combinaison avec cetuximab chez des patients présentant un carcinome épidermoïde de la tête et du cou (CETC) en rechute ou métastatique.
"Nous sommes ravis des nouvelles avancées de monalizumab et d'IPH5401. Nous pensons qu'en ciblant les récepteurs C5a, IPH5401 peut devenir un anticorps thérapeutique "first-in-class" pour le traitement du cancer. Les données cliniques préliminaires de STELLAR-001 nous ont amenés à démarrer et étendre les extensions de cohortes dans trois contextes cliniques où l'activité clinique des anti-PD(L) était faible ou inexistante" commente Pierre Dodion, Directeur médical d'Innate Pharma. "En outre, les données de survie de la combinaison de monalizumab et cetuximab, dans les cancers de la tête et du cou, soutiennent un développement avancé chez des patients ayant ou non déjà reçu une immunothérapie, des populations en fort besoin médical."

Éléments clés de l'étude STELLAR-001 d'IPH5401

Dans l'étude en escalade de dose STELLAR-001, 14 patients ont été recrutés sur quatre niveaux de dose. Six patients présentaient un CPNPC, cinq patients présentaient un CHC, deux patients présentaient un carcinome urothélial et un patient présentait un carcinome à cellules rénales.

La combinaison d'IPH5401 et durvalumab a été bien tolérée. En matière de sécurité, aucune toxicité limitant la dose ou toxicité liée au niveau de dose n'ont été observées. Les analyses pharmacodynamiques confirment une saturation complète des récepteurs à tous niveaux de dose et ont permis la sélection de la dose retenue pour les extensions de cohorte.

Douze patients étaient évalués pour l'efficacité. Des signaux primaires d'efficacité ont été observés chez des patients présentant un CPNPC et un CHC :

Une réponse partielle confirmée a été observée chez un patient présentant un CHC ayant progressé après traitement par nivolumab ;
Une stabilisation prolongée (40 semaines) a été observée chez un patient présentant un CPNPC ayant progressé après traitement par nivolumab.
La Société va démarrer les extensions de cohortes prévues chez des patients présentant un CPNPC en résistance secondaire après un traitement d'immunothérapie, ainsi que chez des patients présentant un CHC n'ayant jamais été traité par immunothérapie. Ces extensions de cohortes vont permettre de générer des données de sécurité et d'efficacité supplémentaires, ainsi que des données translationnelles issues de l'analyse des biopsies des tumeurs. De plus, sur la base des données issues de l'escalade de dose et sous réserve d'approbation réglementaire, la Société a décidé d'ajouter une cohorte additionnelle évaluant la même combinaison chez des patients présentant un CHC ayant déjà été traités par immunothérapie.

Éléments clés issus de la Phase II évaluant la combinaison de monalizumab avec cetuximab chez des patients présentant un CETC en rechute ou métastatique, dont des données de survie à un an

Dans une cohorte de 40 patients présentant un CETC ayant été traité au préalable par chimiothérapie seule ou par chimiothérapie suivie d'une immunothérapie, la combinaison de monalizumab et cetuximab a montré un profil de sécurité gérable, un taux de réponse de 27,5% (respectivement 36% pour les patients n'ayant jamais reçu d'immunothérapie et 17% pour ceux ayant déjà été traité par immunothérapie). Des réponses ont été observées chez patients résistants aux sels de platines et des patients positifs ou non au papillomavirus humain (HPV).

Données clefs sur l'efficacité de la combinaison :

Une survie globale médiane de 8,5 mois avec un suivi médian de 17 mois ;
Une tendance à l'amélioration de la survie des patients ayant déjà reçu une immunothérapie (14,1 mois contre 7,8 mois pour les patients n'ayant jamais reçu d'immunothérapie) ;
Un taux de survie à 12 mois de 44% (60% pour les patients ayant déjà reçu une immunothérapie et 32% pour ceux qui n'en ont jamais reçu).
Ces données montrent que la combinaison de monalizumab et cetuximab est prometteuse en termes de taux de réponse et présente des tendances favorables quant à la survie globale. La Société poursuit le plan de développement prévu avec des extensions de cohortes chez des patients présentant un CETC en rechute ou métastatique ayant ou non déjà été traités par immunothérapie.

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