INSEE : L'économie française devrait se contracter de 9% cette année, mais...

INSEE : L'économie française devrait se contracter de 9% cette année, mais...©Boursier.com

Boursier.com, publié le mercredi 08 juillet 2020 à 07h37

L'économie française, qui s'est "assez nettement" redressée près de deux mois après le début du déconfinement, devrait se contracter de 9% cette année, selon une nouvelle estimation publiée mercredi par l'Insee.
Le produit intérieur brut de la France devrait chuter de 17% au deuxième trimestre selon l'Insee - une estimation identique à celle établie en juin- et il devrait ensuite rebondir d'environ 19% au troisième trimestre.

Les estimations de pertes d'activité des mois passés ont été légèrement révisées du fait de la publication progressive des indicateurs conjoncturels d'activité portant sur cette période : indice de production industrielle et indice de production dans les services notamment. Toutefois, l'ordre de grandeur des pertes d'activité pendant le confinement demeure toujours autour de 30% pour un mois complet de confinement.

Au rebond

Pour le mois de juin et compte tenu des informations et données disponibles au 8 juillet, l'activité économique continuerait de se reprendre : la perte se limiterait à 12% par rapport à une situation "normale", après -22% en moyenne en mai et -30% en avril. L'endiguement plus rapide qu'anticipé de l'épidémie, la relative bonne reprise de la consommation des ménages et le retour progressif au travail contribueraient à cette reprise relativement rapide.
La reprise de l'activité se matérialiserait dans l'ensemble des branches de l'économie Cette poursuite de la reprise de l'activité économique s'observe dans l'ensemble des branches dans lesquelles l'activité était autorisée.

La perte d'activité économique serait notamment divisée par deux dans la construction par rapport à avril (-31% en juin contre -61% en avril) reflétant la reprise des chantiers. Dans l'industrie, la perte d'activité ne serait plus "que" de 14%, soit deux fois moins qu'au coeur de la crise au mois d'avril. Cette remontée bénéficie de la reprise du travail et du rétablissement de la consommation des ménages, mais la production industrielle resterait encore affectée notamment par une demande internationale toujours anémiée et d'importants stocks à écouler. Ce serait en particulier le cas de l'industrie automobile, dont la reprise récente des immatriculations de véhicules neufs à leur niveau d'avant crise pourrait avoir été satisfaite par l'écoulement des stocks.

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