IPO : WeWork is back !

IPO : WeWork is back !©Boursier.com

Boursier.com, publié le vendredi 26 mars 2021 à 11h46

WeWork est de retour ! Proche de s'introduire à Wall Street fin 2019, l'entreprise new-yorkaise spécialisée dans les services de coworking est ensuite passée tout près de la case faillite. Sauvée grâce aux milliards de dollars injectés par son principal actionnaire, le Japonais Softbank, WeWork devrait cette fois vraiment devenir une société cotée sur le marché américain.

WeWork est de retour ! Proche de s'introduire à Wall Street fin 2019, l'entreprise new-yorkaise spécialisée dans les services de coworking est ensuite passée tout près de la case faillite. Sauvée grâce aux milliards de dollars injectés par son principal actionnaire, le Japonais Softbank, WeWork devrait cette fois vraiment devenir une société cotée sur le marché américain.

Selon les informations du 'Wall Street Journal', WeWork ne s'introduirait pas via un processus classique mais via une fusion avec une SPAC, ces fameuses 'Special Purpose Acquisition Company' qui lèvent des fonds sur un marché boursier avec pour objectif de racheter une société dans les mois suivants pour permettre à cette dernière de s'introduire en bourse avec beaucoup moins de contraintes que lors d'une IPO traditionnelle.

Une valorisation de 'seulement' 9 Mds$

WeWork aurait ainsi accepté de fusionner avec BowX Acquisition dans le cadre d'une opération qui valoriserait la star déchue 9 milliards de dollars, dette comprise. Un niveau très éloigné de la valorisation de 47 Mds$ prêtée au groupe début 2019... WeWork lèverait également 1,3 milliard de dollars, dont 800 millions de dollars dans le cadre d'un PIPE (Private investment in public equity), auprès d'Insight Partners, de fonds gérés par Starwood Capital Group, ou encore de Fidelity Management.

Encore 3,2 Mds$ de pertes en 2020

De quoi permettre à WeWork de respirer un peu mieux alors que le groupe subit de plein fouet les effets de la crise sanitaire. Le "Financial Times" indiquait en début de semaine que le taux d'occupation des bureaux loués par l'entreprise avait chuté à 47% fin 2020, contre 72% en début d'année. Résultat, le groupe aurait encore perdu 3,2 Mds$ en 2020 après 3,5 Mds$ sur l'exercice précédent.

WeWork a révolutionné la location de bureaux en proposant aux entrepreneurs des baux courts, mais son modèle, basé sur des revenus de court terme avec des emprunts de long terme, a suscité de nombreuses inquiétudes. Son mode de gouvernance a également été mis en cause alors que les droits de vote spéciaux d'Adam Neumann, fondateur et ancien directeur général de WeWork, lui donnaient un poids 20 fois supérieur à celui d'un actionnaire ordinaire... Des facteurs à l'origine de l'échec de l'IPO il y a deux ans.

Des investisseurs à convaincre

Adam Neumann a depuis été poussé par la sortie par SoftBank, mais WeWork doit encore convaincre les investisseurs du potentiel de son activité alors que la pandémie a bousculé le monde du travail et vidé les bureaux. Certains estiment toutefois que l'entreprise pourrait profiter de l'évolution vers le 'travail hybride', partagé entre le bureau et la maison.

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