Isabelle Kocher ne prendra pas la présidence d'Engie

Isabelle Kocher ne prendra pas la présidence d'Engie©Boursier.com

Boursier.com, publié le lundi 22 janvier 2018 à 06h58

Isabelle Kocher a réalisé un très bon travail aux commandes d'Engie et bénéficie de la confiance de l'État, a indiqué dimanche Bruno Le Maire, le ministre de l'économie, interrogé sur BFM TV. Cependant, l'État n'est pas favorable à ce qu'elle prenne la présidence en plus de son poste de directrice générale. Conséquence, un nouveau président, ou une nouvelle présidente, devra être nommé(e) lors de la prochaine assemblée générale, à la suite du départ de Gérard Mestrallet. Isabelle Kocher aurait souhaité les deux casquettes, mais elle a conservé une posture constructive en apprenant la nouvelle. Si un président nous rejoint et que, parce qu'il est complémentaire, parce qu'il est convaincu du projet, il nous aide à l'accélérer, je suis ravie, a-t-elle répondu dimanche lors du "Grand Rendez-Vous" CNews / Europe 1.

Réponse dans les prochaines semaines

La seule patronne d'un groupe du CAC40 n'aura donc pas les pleins pouvoirs pour achever la mue du groupe, qui s'est transformé à marche forcée pour se repositionner sur les métiers liés aux énergies renouvelables et aux services, afin de réduire sa dépendance aux marchés plus traditionnels de l'énergie. Des bouleversements qui ne font pas toujours l'unanimité en interne, notamment chez les anciens GDF, peut-on lire çà et là. Ces tensions expliquent sans doute le maintien d'un exécutif dual, plus à même de garantir un contre-pouvoir. Il se murmure que c'est Emmanuel Macron lui-même qui se chargera de proposer le successeur de Gérard Mestrallet.

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