Kering : Gucci rassure, le titre grimpe

Kering : Gucci rassure, le titre grimpe©Boursier.com

Boursier.com, publié le mercredi 21 avril 2021 à 11h56

Hésitant en début de séance, Kering gagne désormais plus de 2,5% à 642 euros. Le groupe de luxe n'a pas déçu au premier trimestre, enregistrant un chiffre d'affaires de 3,9 milliards d'euros, en hausse de 21,4% en données publiées et de 25,8% en comparable. La firme a notamment bénéficié du rebond prononcé des ventes de Gucci, sa marque vedette, et du dynamisme de son activité en Asie et aux Etats-Unis, qui a éclipsé l'effet des nouveaux confinements dus au coronavirus en Europe.

Hésitant en début de séance, Kering gagne désormais plus de 2,5% à 642 euros. Le groupe de luxe n'a pas déçu au premier trimestre, enregistrant un chiffre d'affaires de 3,9 milliards d'euros, en hausse de 21,4% en données publiées et de 25,8% en comparable. La firme a notamment bénéficié du rebond prononcé des ventes de Gucci, sa marque vedette, et du dynamisme de son activité en Asie et aux Etats-Unis, qui a éclipsé l'effet des nouveaux confinements dus au coronavirus en Europe.

Gucci, qui contribue pour près de 60% au chiffre d'affaires de Kering et à 80% de son bénéfice, a enregistré une progression de ses ventes comparables de 24,6% sur les trois premiers mois de l'année contre une croissance de 19% attendue par les analystes. Les autres marques du groupes telles que Bottega Veneta (+24,6% en comparable) et Yves Saint Laurent (+23,4% en comparable) ont également réalisé un très bon début d'année.

Les ventes en ligne ont elles aussi été dynamiques et représentent désormais 14% du total.

Toutes les marques ont contribué à la progression des ventes, et surtout la plus importante, Gucci, qui a montré les premiers signes d'une stabilisation, mettant ainsi fin aux opinions les plus pessimistes sur la marque, explique UBS. Cependant, l'accélération séquentielle des tendances dans la vente au détail (+1ppt séquentielle) ne suffit peut-être pas encore à convaincre les investisseurs que sa dynamique s'accélère durablement, mais le broker note que la meilleure traction et les initiatives prévues pour le reste de l'année confirment que la marque est peut-être sur la bonne voie. La banque rehausse ses estimations de BPA de 5% sur la période 2021-2023 grâce à la croissance organique accrue des ventes d'YSL, BV et des autres maisons et porte son objectif de 590 à 618 euros. Elle reste néanmoins 'neutre', dans l'attente de signes plus concrets de la montée en puissance de la transition chez Gucci.

Berenberg évoque des "des résultats solides dans toute l'écurie", avec une accélération de la dynamique chez Gucci, qui regagne des parts de marché aux États-Unis. A la suite de ce trimestre meilleur que prévu, l'analyste est encore plus positif qu'auparavant sur Kering car l'attractivité de Gucci n'est pas remise en cause. Kering reste son choix favori dans l'industrie du luxe alors que le titre se traite actuellement sur un ratio VE/EBIT 2022 de 15, soit une décote de 27% par rapport à LVMH, alors qu'en moyenne historique depuis 2017, la décote est proche de 18%. L'objectif est relevé de 665 à 730 euros.

La Deutsche Bank ('conserver') revalorise aussi le dossier de 590 à 620 euros. Le courtier cite également la bonne performance du 1er trimestre, qui a été stimulée par une stratégie "plus réussie" de 'réactivation' des clients locaux pour compenser l'absence de touristes.

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