L'activité se tient mais les pertes sont lourdes chez CGG

L'activité se tient mais les pertes sont lourdes chez CGG

Une acquisition sismique 3D.

Boursier.com, publié le lundi 13 novembre 2017 à 07h49

En amont de la tenue de l'assemblée générale extraordinaire décisive pour l'avenir de la société à 11 heures ce matin, CGG a publié ses résultats du troisième trimestre 2017, conformément à son calendrier d'annonces. Sur la période, le chiffre d'affaires a atteint 320,1 million de dollars, ce qui est légèrement inférieur à celui du trimestre précédent (349,8 M$), mais largement au-dessus de celui du même trimestre de 2016 (264 M$). La marge d'EBITDA est en revanche en retrait à 28%, contre 34,3% sur le trimestre précédent et 36,8% un an plus tôt. La perte opérationnelle de la société s'établit à -24 M$ sur le trimestre, tandis que sa perte nette ressort à -124,4 M$, dont un peu plus de la moitié en frais financiers. Le cash-flow libre avant charges non récurrentes atteint -10,9 M$. Le cash-flow opérationnel avant charges non-récurrentes ressort à 69,2 M$. La dette est en très légère hausse sur un trimestre à 2,57 milliard de dollars. Sur neuf mois, CGG a dégagé un chiffre d'affaires en hausse à 919,3 M$, mais une perte nette de -439,2 M$.

Principe de continuité d'exploitation

Le directeur général Jean-Georges Malcor évoque un marché des géosciences "toujours difficile", mais salue les performances accomplies par ses équipes au 3ème trimestre. Le dirigeant confirme viser sur l'exercice un niveau d`EBITDA "très similaire" à celui de 2016, mais avec une génération de cash en retrait. La balle est désormais dans le camp des actionnaires, qui doivent se prononcer plus tard dans la journée sur le plan de restructuration de la dette. La continuité d'exploitation dépend "essentiellement de la mise en oeuvre effective et dans les temps du plan de restructuration proposé", écrit l'entreprise, qui a préparé ses états financiers trimestriels selon le principe de la continuité, car "la mise en oeuvre du plan de restructuration au premier trimestre de 2018 est une hypothèse raisonnable", peut-on lire dans le communiqué. CGG compte sur l'appui réitéré de Bpifrance (environ 9,35% du capital et 10,9% des droits de vote) et DNCA (environ 7,9% du capital et 7,8% des droits de vote) pour faire passer le plan, malgré la grogne de certains actionnaires, compte tenu de la faible assistance constatée lors de la première convocation.

 
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