L'avenir de Carlos Ghosn chez Renault pourrait se jouer demain

L'avenir de Carlos Ghosn chez Renault pourrait se jouer demain
Carlos Ghosn PDG de Renault Nissan

Boursier.com, publié le mercredi 12 décembre 2018 à 14h20

Le torchon brûle entre Renault et Nissan. L'avenir de Carlos Ghosn à la tête du constructeur français reste lui toujours en suspens. Désireux de prendre connaissance de la totalité du dossier qui a conduit le constructeur nippon à évincer Carlos Ghosn de sa présidence, le Conseil d'administration de Renault se réunit demain. Une rencontre au cours de laquelle les administrateurs de Renault devraient (enfin) se voir communiquer les éléments découverts par Nissan lors de son enquête interne.

L'avenir de Carlos Ghosn à la tête de Renault débattu demain?

Selon deux sources proches du dossier citées par Reuters, le Conseil pourrait aussi débattre de l'avenir de Carlos Ghosn à la tête du groupe alors que l'ex-gloire de l'industrie automobile a déjà été éconduit de ses fonctions de président de Nissan et Mitsubishi. En amont de cette réunion, Renault aurait demandé à Nissan de ne pas contacter les membres de son conseil car de tels contacts n'entrent pas dans les canaux de communication prévus pour les procédures sensibles.

Tensions entre les parties

En outre, Nissan aurait proposé la semaine dernière de mettre le Conseil de Renault au courant de ce qu'il avait découvert, mais le constructeur français a conseillé à la place à son partenaire japonais de s'adresser à ses avocats. Ambiance... Le gouvernement français, premier action de Renault, a déclaré de son côté ne pas avoir encore connaissance des détails de l'enquête interne de Nissan.

Carlos Ghosn reste emprisonné au Japon

Arrêté le 19 novembre, Carlos Ghosn a été inculpé lundi à Tokyo sur des soupçons de fraude financière. Le dirigeant est accusé d'avoir déclaré que la moitié de sa rémunération d'environ 10 milliards de yens (78 millions d'euros) de 2010 à 2015. Depuis lundi, il est également soupçonné d'avoir minoré ses revenus pendant trois années supplémentaires, à partir de 2015.

Vos réactions doivent respecter nos CGU.