L'Oréal : Edouard Philippe "serein et vigilant" sur l'évolution du capital

L'Oréal : Edouard Philippe "serein et vigilant" sur l'évolution du capital
L'Oréal stand

Boursier.com, publié le vendredi 16 février 2018 à 21h27

La perspective d'une évolution du capital de L'Oréal fera l'objet d'une vigilance de la part du gouvernement, qui se montre néanmoins serein sur l'avenir du géant française des cosmétiques. Le Premier ministre Edouard Philippe s'est ainsi déclaré vendredi "serein et vigilant" sur l'actionnariat de L'Oréal, après que le groupe suisse Nestlé eut annoncé qu'il ne reconduirait pas le pacte d'actionnaires qui le lie à la famille Bettencourt.

"Face à la nouvelle période qui s'ouvre, je suis serein. A la fois serein et vigilant", a affirmé le Premier ministre lors d'un déplacement dans une usine du géant français des cosmétiques, dans l'Oise.

"Depuis 40 ans, L'Oréal a des actionnaires fidèles et soucieux du développement continu et régulier de l'entreprise et nous faisons évidemment confiance à leur esprit de responsabilité", a-t-il ajouté.

L'Oréal se dit prêt à racheter la part de Nestlé en cas de vente

Nestlé, qui détient 23% du capital de L'Oréal, est déjà libre de vendre sa participation à qui il le souhaite depuis 2014. Mais il est encore lié jusqu'au 21 mars par un pacte d'actionnaires avec la famille Bettencourt - premier actionnaire du groupe - qui stipule qu'aucune des parties n'augmentera sa part dans L'Oréal.

Jeudi, en marge de la publication de ses résultats 2017, le groupe de Vevey a annoncé sa décision de ne pas renouveler le pacte d'actionnaires, afin de maintenir toutes les options ouvertes dans l'intérêt des actionnaires Nestlé. Le groupe suisse a ajouté qu'il n'a pas l'intention d'augmenter sa participation dans L'Oréal, et qu'il s'engage à poursuivre sa relation constructive avec la famille Bettencourt.

De son côté, L'Oréal s'est dit le 9 février dernier prêt à racheter la part de Nestlé, s'il souhaitait la vendre. "Nous disposons de ce qu'il faut pour le faire", a expliqué le PDG du géant des cosmétiques, Jean-Paul Agon, dans un entretien accordé au 'Financial Times'.

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