L'Union européenne et la Nouvelle-Zélande débutent des négociations commerciales

L'Union européenne et la Nouvelle-Zélande débutent des négociations commerciales©Boursier.com

Boursier.com, publié le jeudi 21 juin 2018 à 16h26

A Wellington, capitale de la Nouvelle-Zélande, la commissaire chargée du commerce, Cecilia Malmström, et le ministre néo-zélandais du commerce, David Parker, ont donné le coup d'envoi officiel des négociations en vue de la signature d'un accord commercial "global et ambitieux". L'objectif des négociations est d'éliminer les barrières aux échanges de biens et de services ainsi que de définir des règles commerciales pour faciliter les échanges et assurer leur pérennité. L'annonce fait suite à l'ouverture de négociations avec l'Australie en début de semaine. Elle intervient aussi peu de temps après la conclusion des négociations avec le Mexique, la finalisation des accords avec le Japon et Singapour et l'entrée en vigueur de l'accord UE-Canada en septembre dernier.

Le premier cycle officiel de négociations entre les équipes de négociateurs des deux parties aura lieu à Bruxelles du 16 au 20 juillet.

En Nouvelle-Zélande, la commissaire Malmström a rencontré le Premier ministre par intérim et ministre des affaires étrangères Winston Peters ainsi que la commission parlementaire des affaires étrangères. Elle a également tenu une conférence sur l'Europe, organisée par l'Institut néo-zélandais des affaires internationales.

Au cours de sa visite, la commissaire Malmström rencontrera également les ministres des industries primaires et du changement climatique ainsi que des représentants de la société civile, du milieu universitaire et des entreprises. Le vendredi 22 juin, elle visitera un pôle d'innovation qui comprend des sociétés ayant des liens avec l'UE.

Les échanges bilatéraux de biens entre l'Union et la Nouvelle-Zélande se sont chiffrés au total à 8,7 milliards d'euros l'an dernier. Les secteurs qui constituent l'essentiel des exportations de l'UE vers la Nouvelle-Zélande sont les produits manufacturés tels que le matériel de transport, les machines et les appareils, ainsi que les produits chimiques, les matières plastiques, les denrées alimentaires et les services. Les échanges de services représentent quant à eux 4,4 milliards d'euros (2016). L'UE est le troisième partenaire commercial de la Nouvelle-Zélande et l'accord permettrait d'accroître les échanges de biens de près de 50% (ou d'un tiers si on tient compte à la fois des biens et des services).

"Grâce à l'accord entre l'Union européenne et la Nouvelle-Zélande, les entreprises européennes pourront jouer à armes égales avec les entreprises des pays avec lesquels la Nouvelle-Zélande a déjà signé des accords commerciaux", estime la Commission européenne.

La Nouvelle-Zélande est, à l'échelle mondiale, l'une des économies développées dont la croissance est la plus rapide. Elle a récemment négocié l'accord global progressif de partenariat transpacifique (CPTPP) avec dix autres pays de la région Pacifique.

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