La Banque du Canada, plus optimiste, ralentit le rythme de ses achats d'actifs

La Banque du Canada, plus optimiste, ralentit le rythme de ses achats d'actifs©Boursier.com

Boursier.com, publié le mercredi 21 avril 2021 à 16h08

En attendant la décision de la BCE jeudi, la Banque du Canada vient de maintenir le taux cible du financement à un jour à sa valeur plancher de 0,25%. Le taux officiel d'escompte demeure à 0,5%, et le taux de rémunération des dépôts, à 0,25%. La Banque annonce par ailleurs la réduction de ses achats nets d'obligations d'Etat, à compter de la semaine du 26 avril, à hauteur de 3 milliards de dollars par semaine (contre 4 Mds$ précédemment).

En attendant la décision de la BCE jeudi, la Banque du Canada vient de maintenir le taux cible du financement à un jour à sa valeur plancher de 0,25%. Le taux officiel d'escompte demeure à 0,5%, et le taux de rémunération des dépôts, à 0,25%. La Banque annonce par ailleurs la réduction de ses achats nets d'obligations d'Etat, à compter de la semaine du 26 avril, à hauteur de 3 milliards de dollars par semaine (contre 4 Mds$ précédemment).

Au Canada, la croissance au premier trimestre semble nettement plus forte que la Banque le prévoyait en janvier, les ménages et les entreprises s'étant adaptés à la deuxième vague et aux restrictions connexes. La création de nombreux postes en février et en mars a augmenté l'emploi. Cependant, les nouveaux confinements porteront un autre coup dur et le marché du travail reste difficile pour de nombreux Canadiens, en particulier les travailleurs faiblement rémunérés, les jeunes et les femmes. La progression de la vaccination et la réouverture de l'économie devraient entraîner au second semestre de l'année un fort rebond de la consommation, qui devrait rester robuste durant la période de projection.

Les mesures de relance budgétaire supplémentaires adoptées par les gouvernements fédéral et provinciaux contribueront considérablement à la croissance. La Banque prévoit maintenant une croissance du PIB réel de 6,5% en 2021, qui ralentira ensuite pour avoisiner 3,75% en 2022 et 3,25% en 2023.

Même si les perspectives économiques s'améliorent, le Conseil juge qu'une marge de capacités excédentaires considérable subsiste et que la reprise doit continuer d'être appuyée par des mesures de politique monétaire exceptionnelles. Il reste ainsi engagé à maintenir le taux directeur à sa valeur plancher jusqu'à ce que les capacités excédentaires dans l'économie se résorbent, de sorte que la cible d'inflation de 2% soit atteinte de manière durable. Selon la plus récente projection de la Banque, cela devrait se produire au cours de la deuxième moitié de 2022 et non plus en 2023 comme estimé précédemment.

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