La croissance économique de la zone euro ralentit en juillet

La croissance économique de la zone euro ralentit en juillet©Boursier.com

Boursier.com, publié le vendredi 03 août 2018 à 11h00

La croissance économique de la zone euro ralentit en juillet, perdant en grande partie la vigueur qu'elle avait retrouvée le mois dernier. Confirmant son estimation Flash, l'Indice PMI Final IHS Markit Composite de l'Activité Globale dans l'Eurozone se replie en effet de 54,9 en juin à 54,3, un niveau très proche de celui enregistré en mai.

A 54,2 en juillet, l'Indice PMI Final IHS Markit de l'Activité de Services de l'Eurozone se replie par rapport au plus haut de 4 mois enregistré en juin (55,2) et s'inscrit sous son estimation Flash (54,4). Il affiche ainsi son 2ème plus faible niveau des 18 derniers mois.

Rob Dobson, Director à IHS Markit, commente : Le troisième trimestre s'ouvre sur une conjoncture nettement moins favorable qu'en début d'année, les taux d'expansion de la production et des nouvelles affaires perdant les gains enregistrés en juin. D'après les données PMI finales de juillet, la croissance économique de la zone euro se repositionne sur la courbe descendante qu'elle avait suivie pendant la majeure partie de l'année. Si l'Indice PMI se maintient sur cette tendance, les chances sont faibles de voir la croissance du PIB rebondir par rapport à son niveau décevant du 2ème trimestre. Les données Eurostat ne signalent en effet qu'un taux de croissance de 0,3 % au trimestre précédent, un niveau inférieur aux attentes des analystes. Deux voies possibles semblent désormais se présenter pour l'économie de la zone euro : le maintien du rythme de croissance modéré actuel ou un renforcement des vents contraires venant freiner davantage l'expansion de la région au cours des prochains mois. A cet égard, ce sont pour l'heure les risques baissiers qui prévalent, le ralentissement de la hausse des nouvelles affaires enregistré en juillet s'accompagnant d'un repli de la confiance à un plus bas de 20 mois. L'évolution de ces deux variables reflète l'incertitude que fait peser sur les marchés la réthorique de guerres commerciales et les répercussions de celles-ci sur l'économie globale et plus particulièrement sur le secteur manufacturier. Le solidité de la demande intérieure pourrait atténuer l'impact de ces facteurs baissiers, mais devra gagner en vigueur pour soutenir, sur le long terme, la croissance de la zone euro. L'accélération de l'expansion en Allemagne, si elle se maintient, pourrait également jouer un role positif, à la condition qu'elle puisse conserver un rythme suffisant pour compenser les ralentissements enregistrés dans les autres pays de la région, notamment en France en Italie et en Espagne. Compte tenu de la multiplication des signes d'essoufflement de la croissance et de l'incertitude des perspectives économiques, la BCE devrait s'abstenir de tout changement drastique de politique monétaire dans les mois à venir.

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