La potentielle fusion entre Renault et Fiat Chrysler refait surface

La potentielle fusion entre Renault et Fiat Chrysler refait surface
Fiat constructeur automobile

Boursier.com, publié le mardi 25 juin 2019 à 11h01

La fusion potentielle entre Renault et Fiat Chrysler Automobiles refait parler des deux côtés de l'Atlantique. Alors que l'Assemblée générale de Nissan a lieu ce mardi, le 'Wall Street Journal' affirme que les dirigeants des trois sociétés restent ouverts à l'idée d'un accord, tout en avertissant que les conditions imposées par chaque partie pourraient nuire aux efforts de reprise des pourparlers.

Vers une évolution de l'alliance

Citant des personnes proches de Renault, le quotidien affirme que les dirigeants du constructeur français sont optimistes quant au fait que l'assemblée générale des actionnaires de Nissan donnera un nouvel élan aux discussions sur un rapprochement avec Fiat Chrysler. Nissan n'est pas opposé à un éventuel accord, mais aimerait aussi remodeler l'alliance pour permettre plus de flexibilité et d'indépendance pour chaque partenaire, précise le WSJ.

Nissan veut que Renault réduise sa participation

De son côté 'BFM Business' croit savoir que Nissan donnera son feu vert à une fusion avec le groupe américano-italien si l'Etat français accepte de baisser sa participation à son tour de table (43,4% actuellement). "Les Japonais savent que le rapport de force est en leur faveur", explique la chaîne d'informations. Deux options seraient sur la table: la première, favorisée par Renault, verrait le groupe au losange descendre à 34% du capital pour conserver une minorité de blocage ; la seconde verrait Renault réduire sa part à 20% ou 25% pour conserver une mise en équivalence des bénéfices de Nissan dans ses comptes. Reste à trouver un terrain d'entente pour satisfaire toutes les parties d'autant que FCA veut que l'opération aboutisse pour également mettre la main sur la participation de Renault dans Nissan. "Fiat veut avoir accès aux technologies de Nissan mais aussi à ses marchés asiatiques et surtout américain", précise un proche du dossier à BFM.

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