La Société Générale s'estimerait bien couverte dans le dossier Libor

La Société Générale s'estimerait bien couverte dans le dossier Libor©Boursier.com

Boursier.com, publié le vendredi 16 mars 2018 à 06h53

La Société Générale a limité les pertes hier en bourse, cédant -0,7% à 44,765 euros en clôture, malgré le choc du départ de son directeur général délégué Didier Valet sur fond de désaccord sur le règlement amiable d'un des gros contentieux dans lesquels la banque est embarquée, selon toute probabilité l'enquête sur la manipulation du Libor conduite aux Etats-Unis. La nouvelle a dans un premier temps pesé plus lourdement sur le titre. Mais le marché est pragmatique et considère que le sacrifice du dirigeant pourrait permettre de solder plus rapidement le contentieux en cours, qui pèse sur le parcours boursier.

Des informations ont opportunément commencé à fuiter hier après-midi, notamment celle faisant état d'un niveau suffisant de provisions pour assurer la compensation qui sera versée aux autorités américaines. La SocGen a provisionné 2,32 milliards d'euros pour ses litiges pendants, le Libor n'étant pas forcément le plus onéreux. La banque doit aussi se défendre dans le dossier libyen et dans une affaire de violation d'embargo. Les investisseurs sont toujours un peu nerveux quand il s'agit pour un établissement français de transiger avec la justice américaine, à cause de la jurisprudence BNP Paribas de 2014, lorsque la première banque hexagonale avait dû verser 9 milliards de dollars aux autorités américaines pour éteindre des poursuites liées à la violation de l'embargo sur les transactions en dollars américains avec des pays figurant sur la liste noire des Etats-Unis. A priori, la Société Générale n'est pas du tout dans la même configuration, mais ces contentieux n'en sont pas moins des épées de Damoclès tant qu'ils ne sont pas tranchés.

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