Le baril de pétrole sous pression après les stocks hebdomadaires américains

Le baril de pétrole sous pression après les stocks hebdomadaires américains
gisement Bagdad

Boursier.com, publié le mercredi 12 juin 2019 à 17h03

D'après le Département américain à l'énergie, les stocks de brut domestiques, hors réserve stratégique, ont progressé de 2,2 millions de barils lors de la semaine close le 7 juin, à 485,5 millions de barils, au plus haut depuis juillet 2017. Le consensus tablait sur un repli de 1 mb. Les stocks d'essence ont quant à eux progressé de 0,8 million de barils, alors que les stocks de produits distillés ont reculé de 1 million de barils.

Les cours du brut restent déprimés après cette publication. Le baril de Brent de la mer du Nord cède 2,2% à 60,9$ à Londres alors que le 'light sweet crude' abandonne 2,7% à 51,8 $ sur le Nymex. L'or noir a perdu près de 20% depuis la fin d'avril, sur fond de guerre commerciale entre les Etats-Unis et ses principaux partenaires et de ralentissement de l'économie mondiale.

Fereidun Feshraraki, président du cabinet de consultants sur l'énergie FGE, note que le ralentissement de l'activité intervient dans un contexte "de crainte généralisée de retournement économique" et il prévient que si les tensions commerciales entre Washington et Pékin continuent, "il faut s'attendre à voir de réels signaux de récession".

Le ralentissement de la croissance de la demande de pétrole se télescope avec l'envolée de la production de brut aux Etats-Unis dont l'Agence d'information sur l'énergie (EIA) s'attend à ce qu'elle atteigne 13,5 millions de bpj d'ici la fin 2020. Les Etats-Unis sont déjà le premier producteur mondial de pétrole avec 12,4 millions de bpj, devant la Russie et l'Arabie saoudite.

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