Le Bitcoin et les monnaies virtuelles préoccupent Emmanuel Macron et Theresa May

Le Bitcoin et les monnaies virtuelles préoccupent Emmanuel Macron et Theresa May
Bitcoin

Boursier.com, publié le jeudi 25 janvier 2018 à 12h14

L'absence de régulation autour du Bitcoin et des monnaies digitales semble inquiéter désormais la France et le Royaume-Uni.

S'exprimant lors du forum économique de Davos, Emmanuel Macron s'est dit favorable à ce que le FMI dispose d'un mandat de surveillance de la totalité du système financier, "dont des pans entiers échappent à la régulation".

Mission 'crypto'

Bruno Le Maire avait récemment annoncé une mission sur le sujet des cryptomonnaies. Un ancien de la Banque de France, Jean-Pierre Landau, est chargé de cette lourde tâche. Le Ministre français de l'économie s'est inquiété il y a quelques jours des risques de spéculation, de fraude et de détournements financiers liés aux 'cryptos'. Bruno Le Maire demande d'ailleurs à ce que le G20 planche lui aussi sur la question...

Risque de crise financière ?

Le président français évoque de son côté le Bitcoin, les crypto-monnaies, ou encore le 'shadow banking', "les plus agressifs sur les marchés financiers", ceux qui peuvent "créer des crises financières ou déréguler des systèmes". Il reviendrait selon lui au Fonds Monétaire International de contrôler ces marchés opaques.

Etudier 'très sérieusement' la question

Dans le même esprit, la Première ministre du Royaume-Uni Theresa May a jugé qu'il fallait étudier de manière très sérieuse la question du Bitcoin et des cryptomonnaies, au niveau international.

Les utilisations criminelles en question

Ainsi, May juge que les compagnies technologiques doivent se concentrer sur la question de la responsabilité sociale, particulièrement dans les domaines du terrorisme et de la pédopornographie. La dirigeante britannique exprime ses craintes à propos de la possible utilisation des devises numériques à des fins criminelles.

Une proportion très importante d'activités illégales

Rappelons que d'après une étude réalisée par des chercheurs de l'Université de Sydney et de l'Université de technologie de Sydney, 44% des transactions en Bitcoin seraient associées à des activités illégales. En outre, 25% des utilisateurs seraient 'mouillés' dans des opérations illégales et/ou criminelles ! Selon l'étude, relayée ce jour par 'The Independent', les activités criminelles en question relèvent notamment du piratage, du blanchiment d'argent, du commerce de stupéfiants ou de la pornographie illégale.

Les chiffres dévoilés par l'étude font frémir. En effet, 24 millions de participants au marché Bitcoin utiliseraient la reine des 'cryptos' "essentiellement pour des activités illégales". Ces utilisateurs peu scrupuleux conduiraient au total environ 36 millions de transactions chaque année, pour une valeur totale de... 72 milliards de dollars !

Le service de gestion de commentaires évolue.

A compter du 29 mars, le Journal de Réactions et la publication de commentaires seront temporairement fermés.

Les discussions autour des sujets qui vous tiennent à cœur resteront prochainement possibles au travers d’un tout nouveau service vous permettant de réagir.

 
1 commentaire - Le Bitcoin et les monnaies virtuelles préoccupent Emmanuel Macron et Theresa May
  • avatar
    ajlbn -

    référence à l'article :
    Inondations en France : le ras-le-bol des habitants de villages exposés
    Statut : en attente de publication
    Il y a une heure
    Tous les ans c'est pareil! On découvre qu'après les pluies et la fonte des neiges, il y a des inondations! Etonnant, non? On construit année après année dans des zones humides, sur des terres d'extension des crues, on supprime les haies, les talus, on comble les fossés et les étiers, on abat des bosquets "pompes à eau", on autorise des lotissements densifiés, ce qui réduit les surfaces d'absorption des pluies. Dans certaines régions, des communes imposent des "bassins d'orages" dans chaque lotissement, et veillent au bon drainage des parcelles, (que certains propriétaires dallent généreusement ou cimentent plus que de raison), et à l'état fonctionnel des fossés collecteurs.
    Comme chaque année, en altitude, on encaisse les dividendes de l'or blanc. On mise sur les stations, mais on néglige les conséquences des fontes des neiges et on laisse les lieux de moindre altitude, puis les plaines se débrouiller avec les suites évidentes et répétées. Il serait logique de prélever une taxe sur les bénéfices engrangés pour traiter les problématiques de fontes. Toujours la vision partielle et l'absence de vision globale, d'étude d'impacts indépendante des lobbys, incluant "la fin de vie du produit neige", et les résultats de pluies abondantes, et les évacuations naturelles et aménagements de lissage, souvent jusqu'à la mer. Dégager les torrents, cascades, curer les cours d'eau, prévoir des retenues et bassins, à suffisance le long des versants, s'assurer de la présence de zones d'extensions de crues non obstruées, vérifier les digues, etc... Un vrai métier de la maîtrise de l'eau, pouvant préconiser des petites zones de stockage en zones humides, bien utiles pour les périodes de sécheresse.
    Et à chaque catastrophe, l'eau monte, inonde des villages, des villes, provoque des drames, des morts, et l'homme ne tire pas les vraies conséquences, car des intérêts financiers sont prioritaires pour certains. Aux assurances de régler(partiellement) et à nos primes d'augmenter, à nous tous, solidaires, même si non concernés et non bénéficiaires de retombées positives des sports d'hiver.
    Nous avons payé des fortunes pour des grands bassins de régulations, qui juré, régleront le problème des crues sur Paris, comme celui du Der. Il serait peut-être bon d'examiner si son utilisation comme base nautique n'a pas influé sur son utilité première, vu les nouveaux risques en région parisienne
    02- censuré-repassé
    la modération n'a aucun motif réel et sérieux de me censurer. je respecte la charte, et mes propos sont courtois, même si factuels.
    Aussi, je repasse autant de fois que nécessaire, et je signale cette situation à votre service de gestion, pour abus caractérisé. Cordialement