Le gouvernement prudent sur la privatisation d'Aéroports de Paris

Le gouvernement prudent sur la privatisation d'Aéroports de Paris©Boursier.com

Boursier.com, publié le lundi 05 mars 2018 à 07h54

Les marchés financiers pensent qu'Aéroports de Paris sera l'un des principaux actifs dont le gouvernement s'apprête à céder le contrôle. Mais la ministre des transports Elisabeth Borne a temporisé lors d'un passage sur LCI ce week-end. Je n'ai pas entendu qu'on ait annoncé la privatisation d'ADP, a-t-elle indiqué, après avoir expliqué que c'est un actif vraiment stratégique pour les connexions entre la France et le reste de la planète. Donc, de toute façon, ça ne peut se faire que par la loi. La ministre a concédé que le contrôle d'ADP, sa régulation et les choix d'investissement sont distincts de la propriété du capital, mais a ajouté que la décision n'est encore pas prise et que le rôle stratégique d'ADP sera préservé.

Une scission foncier-concession ?

En cas de privatisation d'ADP, Vinci reste en pôle-position. Le groupe est à la fois français, actionnaire et opérateur aéroportuaire. Mais d'autres investisseurs pourraient aussi se montrer intéressés. Plusieurs rumeurs ont circulé concernant ADP et les différentes façons pour l'Etat de conserver un contrôle sur les opérations. L'un des scénarios les plus en vogue passe par une scission des activités, avec d'une part une foncière dont l'État conserverait le contrôle et qui possèderait les terrains sur lesquels l'infrastructure est installée (et le vaste foncier adjacent, une rareté chez les opérateurs aéroportuaires), et d'autre part la partie purement concession, qui filerait dans le privé.

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