Le pétrole chute avec l'Iran, malgré la baisse des stocks US

Le pétrole chute avec l'Iran, malgré la baisse des stocks US©Boursier.com

Boursier.com, publié le mercredi 11 septembre 2019 à 22h11

Les cours du pétrole sont restés sous pression mercredi, malgré l'annonce d'une nouvelle baisse des stocks hebdomadaires de brut aux Etats-Unis. Le limogeage, mardi, par Donald Trump de son conseiller à la Sécurité nationale John Bolton semble ouvrir la voie à un réchauffement des relations entre Washington et Téhéran.

Le cours du brut léger américain WTI a cédé mercredi soir 2,87% à 55,75$ le baril (contrat à terme d'octobre), tandis que le Brent a chuté de 2,52% à 60,81$ le baril.

Vers une rencontre Trump/Rohani ?

Le brut pâtit depuis mardi du limogeage par Donald Trump de son conseiller à la Sécurité nationale John Bolton. Le départ de ce "faucon", partisan d'une ligne dure avec l'Iran ou la Corée du Nord, a entraîné des rumeurs selon lesquelles le président américain pourrait alléger les sanctions contre l'Iran et entamer des négociations avec Téhéran.

Donald Trump préparerait même une rencontre avec le président iranien Hassan Rohani avant la fin de ce mois de septembre, selon des sources citées par l'agence 'Bloomberg'.

Une détente entre Washington et Téhéran pourrait donner le signal d'une reprise des exportations iraniennes de pétrole, dans un marché déjà saturé et fragilisé par le ralentissement de la croissance mondiale.

Demande mondiale de pétrole revue en baisse

L'Agence d'Information sur l'Energie américaine (EIA) a jeté un froid mardi en revoyant en baisse de sa prévision de croissance de la demande mondiale de pétrole brut, de 110.000 barils par jour à 890.000 bpj pour cette année et de 30.000 bpj à 1,40 million pour l'an prochain.

Mercredi, l'Opep a elle aussi annoncé avoir réduit sa prévision de croissance de la demande mondiale de pétrole pour 2020 en raison du ralentissement économique, une évolution qui justifie selon elle de maintenir la stratégie visant à prévenir un engorgement du marché.

Dans ces conditions, les marchés ont ignoré mercredi l'annonce d'une 4è semaine de baisse des stocks pétroliers aux Etats-Unis. Les stocks de brut domestiques, hors réserve stratégique, ont ainsi chuté de 6,9 millions de barils lors de la semaine close le 6 septembre, à 416,1 millions de barils, alors que le consensus tablait sur un repli de seulement 2,9 mb.

Pendant que le pétrole chutait, l'or a stoppé sa correction qui durait depuis quatre séances. Le métal jaune a ainsi repris mercredi 0,3% à 1.503,20$ l'once (contrat à terme de décembre sur le Comex), après avoir corrigé d'environ 3,5% ces derniers jours, et après avoir profité pendant l'été d'un effet de valeur-refuge qui l'a porté à son plus haut niveau depuis plus de 6 ans.

Vos réactions doivent respecter nos CGU.