Le pétrole fait du surplace après la paralysie de Colonial Pipeline

Le pétrole fait du surplace après la paralysie de Colonial Pipeline©Boursier.com

Boursier.com, publié le lundi 10 mai 2021 à 21h55

Les cours du pétrole ont commencé la semaine sur une note hésitante lundi, oscillant entre le rouge et le vert, après une cyber-attaque qui a paralysé ce week-end le réseau de pipelines américain Colonial Pipeline, qui alimente tout l'Est des Etats-Unis en essence, fuel et kérosène, à travers 8.800 km de tuyaux.

Les cours du pétrole ont commencé la semaine sur une note hésitante lundi, oscillant entre le rouge et le vert, après une cyber-attaque qui a paralysé ce week-end le réseau de pipelines américain Colonial Pipeline, qui alimente tout l'Est des Etats-Unis en essence, fuel et kérosène, à travers 8.800 km de tuyaux.

Lundi soir, le baril de brut léger américain WTI a finalement grappillé 0,03% à 64,92$ sur le Nymex pour le contrat à terme de juin, tandis que le Brent a avancé de 0,1% à 68,32$ (contrat de juillet). Les deux variétés de brut ont gagné plus de 30% depuis le début de l'année, les investisseurs anticipant une accélération de la demande au second semestre 2021 à mesure que les effets de la pandémie de coronavirus s'estomperont dans les principales zones économiques mondiales.

Colonial Pipeline a été contraint de fermer vendredi son immense réseau d'oléoducs après la cyberattaque. Le groupe a cependant a indiqué lundi qu'il avait commencé à rouvrir ses lignes de distribution "par étape" avec pour objectif de rétablir l'essentiel des opérations "d'ici la fin de la semaine". Si la durée de cette panne ne dépasse pas quelques jours, son effet ne devrait pas être majeur sur les cours du brut, mais si elle pourrait entraîner à court terme une hausse de prix de l'essence. Un système de transport de carburant par la route a ainsi dû être mis en place dès vendredi pour permettre l'acheminement de carburant dans les régions qui dépendent de son oléoduc.

Un rançongiciel piloté par le groupe criminel Darkside

"Il n'y a pas de pénurie d'approvisionnement", a cependant assuré lundi la conseillère du président Joe Biden pour la sécurité du territoire Elizabeth Sherwood-Randall, lors d'une conférence de presse à la Maison Blanche. "Ces événements mettent en lumière le fait que nos infrastructures vitales sont pour l'essentiel opérées par des prestataires du secteur privé", a-t-elle souligné.

Selon la police fédérale américaine, le piratage informatique a été mené par un gang de pirates informatiques connu, "Darkside", spécialisé dans les rançongiciel, ou "ransomware", des programmes qui exploitent des failles de sécurité pour encrypter les systèmes informatiques et exiger une rançon pour les débloquer.

Aucun chiffre n'a été communiqué concernant le montant de la rançon réclamée, mais en cas de non-versement, DarkSide menace de divulguer toutes les données volées sur internet (100 Go, selon certains médias). Les forces de l'ordre américaines, des experts en cybersécurité ainsi que le département américain de l'Energie sont tous mobilisés pour tenter de démasquer les coupables.

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